Sport

La meilleure activité physique est-elle celle que vous aimez ?

Le sport parfait sur le papier ne sert à rien si vous l'abandonnez. Le plaisir et l'adhérence font toute la différence sur la durée.

Andy Poiron, fondateur et coach d'A.WAY à Quetigny
Andy Poiron ·7 min de lecture
Une personne souriante pendant une séance de sport au studio A.WAY à Quetigny, près de Dijon.

On vous a sûrement déjà dit qu’il fallait absolument courir, ou soulever de la fonte, ou faire du HIIT parce que « c’est ça qui marche ». Alors vous vous êtes lancé, un peu à contrecœur, dans une activité qui coche les cases sur le papier. Et trois semaines plus tard, la motivation s’est évaporée. Ce n’est pas un manque de volonté. C’est souvent le signe que vous avez choisi un sport pour de bonnes raisons théoriques, mais pas pour de bonnes raisons personnelles.

La question mérite d’être renversée. Plutôt que de chercher l’activité « optimale » dans l’absolu, et si vous cherchiez celle que vous aurez envie de refaire lundi prochain ? Parce que le meilleur programme du monde, s’il finit au fond d’un tiroir, ne vaut rien. Et une activité imparfaite que vous pratiquez trois fois par semaine, pendant des mois, transforme réellement votre corps et votre tête.

Pour un comparatif discipline par discipline après 40 ans, voir quel sport après 40 ans.

Le meilleur sport sur le papier ne vaut rien si vous l’abandonnez

Il existe une hiérarchie imaginaire des activités physiques, entretenue par les réseaux et les magazines. En haut, les pratiques « sérieuses », intenses, exigeantes. En bas, tout ce qui aurait l’air trop doux ou trop ludique pour compter vraiment. Cette hiérarchie est trompeuse, parce qu’elle ignore le seul facteur qui détermine vos résultats sur le long terme : est-ce que vous allez continuer ?

Une activité n’agit sur votre santé que si elle est répétée. Un mois d’entraînement parfait suivi de six mois d’arrêt vous laisse au point de départ. À l’inverse, une pratique modeste mais tenue dans le temps s’accumule, séance après séance. Le « meilleur » sport dans l’absolu n’a donc aucun sens tant qu’on ne sait pas si vous êtes capable de le maintenir. C’est exactement ce que nous rappelons dans notre article sur le secret des résultats, la constance : ce n’est pas l’exploit ponctuel qui paie, c’est la répétition.

Le plaisir et l’adhérence, vos vrais moteurs

En sciences du comportement, on parle d’adhérence : votre capacité à maintenir une habitude dans le temps. Et il se trouve que l’un des meilleurs prédicteurs de l’adhérence, c’est tout simplement le plaisir que vous ressentez pendant et après l’effort. Une activité qui vous procure des sensations agréables déclenche une envie naturelle de recommencer. Une activité subie, elle, demande à chaque fois un effort de volonté, et la volonté finit toujours par s’épuiser.

Autrement dit, le plaisir n’est pas l’ennemi du sérieux. C’est le carburant qui vous permet d’être régulier sans avoir à vous forcer chaque matin. Le tableau ci-dessous illustre ce décalage entre le sport « idéal » qu’on croit devoir faire et celui qui vous fait réellement avancer.

CritèreLe sport « parfait » sur le papierLe sport que vous aimez
Point de départCe qui est censé être le plus efficaceCe qui vous donne envie d’y retourner
Motivation nécessaireÉlevée, à réactiver sans arrêtNaturelle, entretenue par le plaisir
Risque d’abandonFort dès les premières semainesFaible car l’habitude s’installe
Effet sur six moisSouvent nul, faute de régularitéRéel, grâce à la répétition
Rapport au sportUne contrainte de plusUn rendez-vous attendu
Résultat viséLa perfection théoriqueLa constance qui transforme

Comment trouver l’activité qui vous ressemble

Choisir une activité qui tient, c’est un peu comme choisir des chaussures : ce n’est pas la plus prestigieuse qui compte, c’est celle qui vous va. Quatre dimensions méritent d’être regardées honnêtement. Votre contexte de vie, d’abord : combien de temps réaliste avez-vous, à quel moment de la journée, à quelle distance de chez vous ? Une pratique idéale mais à quarante minutes de route ne survivra pas à l’hiver.

Vos contraintes, ensuite : blessures anciennes, articulations sensibles, niveau de départ, budget. Puis votre personnalité : avez-vous besoin de vous vider la tête seul, ou de l’énergie d’un groupe ? Aimez-vous progresser sur des chiffres, ou vous laisser porter par le rythme et la musique ? Enfin, la dimension sociale, qu’on sous-estime presque toujours : s’entraîner avec d’autres, ou avoir quelqu’un qui vous attend, multiplie vos chances de rester assidu. Et si le temps est votre principale contrainte, sachez qu’une pratique courte mais fréquente est souvent plus efficace qu’une longue séance improbable, comme nous l’expliquons dans vingt minutes régulières valent mieux qu’une longue séance.

Dépasser la culpabilité du « il faudrait »

Beaucoup de personnes traînent une petite voix qui répète « il faudrait que je me mette à la course », « il faudrait faire de la muscu », « le vélo, ce n’est pas assez ». Cette culpabilité est contre-productive. Elle transforme le mouvement, qui devrait être une source d’énergie, en dette permanente qu’on n’arrive jamais à rembourser. Résultat : on n’ose pas commencer, ou on abandonne en se jugeant.

Il n’y a pas de mauvaise activité physique. Marcher vite, nager, danser, jardiner activement, pédaler, faire du renforcement ou un sport collectif : tout cela compte. La seule pratique qui « ne marche pas », c’est celle que vous ne faites pas. Vous avez le droit d’aimer ce que vous faites, et cette autorisation change souvent tout : elle libère l’envie qui était bloquée sous la contrainte.

Les leviers concrets pour tenir dans la durée

Une fois l’activité choisie, quelques appuis simples font la différence entre un bon départ et une habitude durable.

  • Plaisir. Choisissez d’abord ce qui vous procure des sensations agréables. C’est le facteur le plus fiable pour avoir envie de recommencer sans vous forcer.
  • Simplicité. Réduisez les frictions : un lieu proche, un créneau fixe, un sac déjà prêt. Moins il y a d’obstacles, moins vous laissez de place à l’excuse.
  • Cadre. Un rendez-vous planifié et une structure claire vous évitent de repartir de zéro à chaque fois. Le cadre porte la motivation quand elle flanche.
  • Groupe. S’entraîner avec d’autres crée un engagement social qui vous tire vers le haut les jours sans envie. On lâche plus difficilement quand on n’est pas seul.
  • Progression. Sentir que vous avancez, même à petits pas, nourrit la motivation. Célébrez la régularité, pas seulement la performance.

Chez A.WAY, on part de vous, pas d’un modèle idéal

Au studio A.WAY à Quetigny, près de Dijon, nous ne cherchons pas à vous faire entrer dans un programme standard. Nous partons de votre réalité : votre emploi du temps, votre histoire avec le sport, ce que vous aimez et ce que vous fuyez. Notre travail repose sur quatre piliers. Un bilan pour comprendre votre point de départ et vos contraintes. Une programmation adaptée à votre niveau et à ce qui vous fait plaisir. Un volet nutrition, parce que bouger et bien manger avancent ensemble. Et un cadre humain, avec un groupe et un coach qui vous connaît, pour tenir dans la durée.

Notre conviction est simple : la meilleure activité, c’est celle que vous continuerez, et notre rôle est de vous aider à la trouver puis à la maintenir. Ce que nous proposons vient en complément de votre suivi médical, jamais à sa place : si vous avez une pathologie, une douleur ou un doute, parlez-en d’abord à votre médecin. Le premier pas, c’est un bilan offert : venez nous rencontrer, on regarde ensemble ce qui vous correspond vraiment, sans jugement et sans engagement.

Sources et références

Les principes de cet article s’appuient sur l’expérience de l’accompagnement A.WAY à Quetigny et sur des travaux de recherche sur la motivation et l’activité physique. Ils ne remplacent pas un avis médical :

  • Teixeira PJ, Carraça EV, Markland D, Silva MN, Ryan RM. « Exercise, physical activity, and self-determination theory: A systematic review. » International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity, 2012. Motivation, plaisir et adhérence à l’activité physique.
  • Organisation mondiale de la Santé (OMS). Lignes directrices sur l’activité physique et la sédentarité, 2020.
Partager in f

Questions fréquentes

Quelle est vraiment la meilleure activité physique ?

Celle que vous pratiquez encore dans six mois. Un sport théoriquement idéal ne donne aucun résultat si vous l'abandonnez. Le plaisir et la régularité comptent plus que le choix parfait sur le papier.

Comment tenir une activité physique dans la durée ?

En choisissant une pratique qui colle à votre emploi du temps, à votre personnalité et à vos contraintes, puis en vous appuyant sur un cadre et un groupe. La constance vient de la simplicité, pas de la performance.

Faut-il forcément faire du cardio ou de la musculation ?

Non. Marche rapide, natation, danse, vélo, renforcement, sport collectif : ce qui compte, c'est de bouger régulièrement avec plaisir. La meilleure formule est celle qui vous ressemble et que vous répétez.

A.WAY · Quetigny, près de Dijon

Vous n'avez pas besoin de plus de motivation. Vous avez besoin d'un cadre.

Lors d'un premier bilan offert, on fait le point sur votre objectif, vos contraintes et votre mode de vie, pour construire un accompagnement que vous pourrez vraiment tenir dans le temps.

Andy Poiron, fondateur et coach d'A.WAY à Quetigny
Écrit par

Andy Poiron

Fondateur et coach, A.WAY Quetigny

Andy a fondé A.WAY à Quetigny en 2012, le plus ancien studio de coaching de la métropole dijonnaise. Coach sport et nutrition, il accompagne particuliers, sportifs et dirigeants vers une transformation durable, autour de quatre piliers : entraînement, nutrition, sommeil et gestion du stress.

Voir l'équipe et l'approche A.WAY →
Newsletter A.WAY

Recevez nos conseils pour une transformation qui dure

Sport, nutrition, mental : l'essentiel de ce qui marche vraiment, un email par semaine. Sans spam, désinscription en un clic.