Nutrition

Protéines, glucides, lipides : le guide pour s'y retrouver

À quoi servent vraiment les trois macronutriments, combien il en faut selon votre activité, et comment construire une assiette sans rien peser.

Andy Poiron, fondateur et coach d'A.WAY à Quetigny
Andy Poiron ·6 min de lecture
Construire une assiette équilibrée en protéines, glucides et lipides, suivi nutrition au studio A.WAY à Quetigny, près de Dijon.

Protéines, glucides, lipides : trois mots que tout le monde a entendus, et dont presque personne ne sait quoi faire concrètement au moment de composer son assiette. On finit par retenir des raccourcis, souvent faux : les glucides font grossir, le gras est mauvais, il faut manger des protéines à chaque repas sans savoir pourquoi.

Cet article est le repère de base. Pas de calcul, pas de balance, juste ce que chaque famille apporte et comment les placer dans une journée normale.

Protéines : la priorité

Elles servent à construire et réparer : muscles, peau, cheveux, enzymes, anticorps. Pendant une perte de poids, elles jouent un rôle qu’aucune autre famille ne remplit : elles limitent la perte de masse musculaire. Une personne qui perd dix kilos dont trois de muscle n’obtient pas le même résultat, ni sur la silhouette, ni sur le métabolisme, qu’une personne qui en perd dix dont un seul.

Elles sont aussi le macronutriment le plus rassasiant, et de loin. C’est pour cela qu’un déjeuner sans protéines produit une fringale à 17h, quelle que soit la quantité mangée.

Où les trouver. Viandes, poissons, œufs, produits laitiers, légumineuses, tofu, tempeh. Les sources végétales demandent un peu plus de volume et de variété, mais fonctionnent très bien.

Combien. C’est le sujet de notre article dédié : protéines, combien par jour.

Glucides : le carburant, pas l’ennemi

Ils fournissent l’énergie rapidement mobilisable, stockée sous forme de glycogène dans les muscles et le foie. Plus vos séances sont intenses et répétées, plus vous en avez besoin. Une personne sédentaire en a besoin de moins. C’est aussi simple que cela, et c’est pourtant la famille la plus diabolisée depuis vingt ans.

La différence décisive n’est pas la quantité mais la source. Des flocons d’avoine, des lentilles, des pommes de terre ou du riz complet n’ont rien à voir avec une viennoiserie industrielle, parce qu’ils apportent des fibres, du volume et de la satiété.

Où les trouver. Féculents, céréales complètes, légumineuses, fruits, légumes.

Le détail complet. Voir les glucides font-ils grossir.

Lipides : ce qu’on supprime à tort

C’est la famille la plus mal comprise, et celle que les régimes des années 1990 ont durablement abîmée dans les esprits.

Les lipides sont indispensables : ils entrent dans la composition des membranes cellulaires, servent de précurseurs aux hormones stéroïdiennes, dont les hormones sexuelles, et permettent l’absorption des vitamines A, D, E et K. Une alimentation trop pauvre en graisses se paie souvent par une fatigue, des troubles du cycle chez la femme, et une peau sèche.

Ils sont simplement denses : 9 kcal par gramme, contre 4 pour les deux autres. Une cuillère à soupe d’huile, c’est environ 90 kcal. Trois cuillères dans une poêle, une vinaigrette généreuse, et vous avez ajouté l’équivalent d’un repas sans vous en rendre compte. C’est là que se joue le vrai sujet des lipides, pas dans leur suppression.

TypeCe qu’il faut savoir
Mono-insaturésHuile d’olive, avocat, amandesÀ privilégier, bien documentés en prévention cardiovasculaire
Poly-insaturés oméga-3Poissons gras, colza, noix, linSouvent insuffisants dans l’alimentation française
Poly-insaturés oméga-6Tournesol, maïs, produits transformésGénéralement en excès, à ne pas augmenter
SaturésBeurre, fromage, viandes grassesPas à bannir, à garder raisonnables
Trans industrielsProduits transformés, frituresÀ éviter, effet défavorable établi

Le point pratique le plus rentable : manger du poisson gras deux fois par semaine et utiliser de l’huile de colza en assaisonnement. Le rapport entre oméga-6 et oméga-3 de l’alimentation française penche très largement du côté des oméga-6, et c’est ce déséquilibre qui mérite l’attention, pas la quantité totale de graisses.

L’assiette, sans rien peser

Voici la méthode que nous utilisons, et qui donne les mêmes résultats qu’un comptage pour la quasi-totalité des gens.

La moitié de l’assiette en légumes. Crus, cuits, peu importe. C’est le volume, les fibres et les micronutriments.

Un quart en protéines. Une portion de la taille de votre paume, épaisseur comprise.

Un quart en féculents. L’équivalent du poing fermé, à moduler : davantage les jours d’entraînement, moins les jours de repos.

Une source de bonnes graisses. Une cuillère à soupe d’huile, ou une petite poignée d’oléagineux, ou un demi-avocat.

Cette méthode ne demande ni balance, ni application, ni calcul. Elle s’adapte au restaurant comme à la cantine. Et elle est reproductible sur dix ans, ce qu’aucun comptage ne permet.

Faut-il compter ?

Compter ses macros pendant deux à quatre semaines est un excellent exercice d’apprentissage. La plupart des gens découvrent alors deux choses : qu’ils mangent beaucoup moins de protéines qu’ils ne le pensaient, et beaucoup plus d’huile.

Au-delà de cette phase, le coût mental dépasse le bénéfice pour la majorité des personnes, et le comptage entretient parfois un rapport tendu à l’alimentation. L’objectif est d’acquérir les ordres de grandeur, puis de s’en passer. C’est exactement la logique de apprendre à manger plutôt que suivre un régime.

Chez A.WAY, à Quetigny près de Dijon

Sur les bilans que nous faisons, le déséquilibre est presque toujours le même : pas assez de protéines, pas assez de légumes, des huiles sous-estimées, et des glucides mal placés dans la journée, souvent concentrés le soir alors que la séance était le midi.

Personne n’a besoin d’un plan alimentaire de vingt pages pour corriger cela. Il faut une portion de protéines à chaque repas, des légumes à volonté, et des féculents placés autour des séances. Le reste suit.

Vous pouvez découvrir le bilan nutrition avec Sophie ou notre suivi sport et nutrition.

Sources et références

  • ANSES (2016). Actualisation des repères du PNNS : révision des repères de consommations alimentaires.
  • ANSES. Références nutritionnelles en lipides, acides gras et acides gras essentiels.
  • Leidy H.J. et al. (2015). The role of protein in weight loss and maintenance. American Journal of Clinical Nutrition.
  • Hall K.D. et Guo J. (2017). Obesity energetics: body weight regulation and the effects of diet composition. Gastroenterology.

Ces informations sont générales et ne remplacent pas un avis médical. Une pathologie, une grossesse ou un traitement en cours nécessitent l’accompagnement d’un professionnel de santé.

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Questions fréquentes

Faut-il compter ses macros pour progresser ?

Non, pour la grande majorité des gens. Compter est un outil d'apprentissage utile quelques semaines, pour prendre conscience des ordres de grandeur, notamment sur les protéines et les huiles. Au-delà, la méthode de l'assiette donne les mêmes résultats sans la charge mentale, et elle tient dans le temps.

Quel est le macronutriment le plus important ?

Les protéines, si l'on doit n'en surveiller qu'un. Ce sont elles qui protègent la masse musculaire pendant une perte de poids, et elles pèsent le plus lourd sur la satiété. Les glucides s'ajustent ensuite selon votre activité, et les lipides ne descendent jamais en dessous d'un plancher, car ils sont indispensables au fonctionnement hormonal.

Les lipides font-ils grossir ?

Pas plus que les autres. Ils sont simplement plus denses en énergie : 9 kcal par gramme contre 4 pour les protéines et les glucides. Une cuillère à soupe d'huile apporte environ 90 kcal, ce qui explique que les matières grasses de cuisson passent souvent inaperçues dans un bilan. Les supprimer est en revanche une mauvaise idée : ils sont nécessaires à la production hormonale et à l'absorption de plusieurs vitamines.

Quelle répartition viser entre les trois ?

Il n'existe pas de répartition universelle. Un cadre qui fonctionne pour la plupart des personnes actives : les protéines fixées d'abord selon le poids corporel, les lipides à un plancher raisonnable, et les glucides qui ajustent le reste selon l'entraînement de la semaine. C'est cet ordre de priorité qui compte, plus que les pourcentages.

A.WAY · Quetigny, près de Dijon

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Andy Poiron, fondateur et coach d'A.WAY à Quetigny
Écrit par

Andy Poiron

Fondateur et coach, A.WAY Quetigny

Andy a fondé A.WAY à Quetigny en 2012, le plus ancien studio de coaching de la métropole dijonnaise. Coach sport et nutrition, il accompagne particuliers, sportifs et dirigeants vers une transformation durable, autour de quatre piliers : entraînement, nutrition, sommeil et gestion du stress.

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