Faut-il prendre des électrolytes
pendant le sport ?
Les réseaux donnent l'impression que toute personne qui transpire doit remplacer ses électrolytes immédiatement. Ce n'est pas aussi simple.
La bonne question n'est pas « les électrolytes sont-ils bons pour le sport ? », mais « mes pertes pendant cet effort justifient-elles réellement un apport supplémentaire ? ». Voici comment le déterminer.
Ça dépend de votre contexte
Les recommandations contemporaines insistent davantage sur l'individualisation que sur une dose universelle. L'American College of Sports Medicine souligne la grande variabilité interindividuelle des taux de sudation et des pertes électrolytiques.
Pour une séance de musculation de 45 minutes dans une salle tempérée, boire de l'eau suffit parfaitement. Pour quelqu'un qui court trois heures en été, transpire abondamment et perd beaucoup de sodium, une stratégie plus précise devient utile. Cet article approfondit un chapitre de notre guide complet de nutrition sportive à Dijon.
Pourquoi on parle surtout du sodium
Les électrolytes sont des minéraux présents dans les liquides corporels et capables de porter une charge électrique : sodium, potassium, chlorure, calcium, magnésium. Ils participent à l'équilibre hydrique, à la fonction nerveuse, à la contraction musculaire et au maintien de différents gradients cellulaires.
Mais quand on parle de sport, un minéral mérite l'essentiel de l'attention : le sodium, parce que c'est le principal électrolyte perdu dans la sueur.
Une variabilité énorme d'une personne à l'autre
C'est le point fondamental. Deux personnes peuvent réaliser exactement la même séance pendant une heure et perdre des quantités de sodium très différentes. Une étude portant sur des marathoniens a retrouvé une concentration moyenne de sodium dans la sueur d'environ 43 mmol/L, avec des valeurs individuelles allant approximativement de 7 à 95,5 mmol/L.
Il n'existe pas un « taux de sodium du sportif ».
Vous avez peut-être remarqué des traces blanches sur votre tee-shirt, des dépôts de sel sur votre casquette ou sur votre peau après une longue séance. Cela suggère une sueur relativement riche en sodium, mais ce n'est pas assez précis pour calculer un besoin réel : il faudrait connaître à la fois votre taux de sudation et la concentration en sodium de votre sueur, deux paramètres qui varient fortement.
Le taux de sudation dépend de la température, de l'humidité, de l'intensité, de la taille corporelle, de l'acclimatation à la chaleur, de la condition physique, des vêtements, de la durée et de caractéristiques individuelles. Une analyse regroupant plus de 1 300 sportifs a retrouvé d'importantes différences entre disciplines, avec des taux moyens plus élevés en endurance qu'en basket ou en baseball. Mais les moyennes ne remplacent jamais votre propre réponse.
Calculer votre taux de sudation
La méthode la plus accessible consiste à vous peser avant et après l'entraînement, dans des vêtements secs similaires, en tenant compte de ce que vous avez bu et de l'urine éventuellement produite.
Cette méthode est considérée comme une façon pratique d'estimer le taux de sudation, même si plusieurs facteurs créent une petite marge d'erreur.
Faut-il remplacer 100 % de la sueur perdue ?
Pas nécessairement. L'objectif n'est pas une compensation mathématique parfaite minute par minute. Le corps tolère une certaine diminution de son eau corporelle pendant l'effort. La stratégie doit surtout éviter une déshydratation excessive, mais également une surhydratation. Ce second point est loin d'être anodin, nous y revenons plus bas.
Combien de sodium, et pour qui ?
Pour une séance classique relativement courte, ce n'est pas systématique. Les anciennes recommandations ACSM notaient déjà peu de différence physiologique ou de performance entre eau et boisson glucides-électrolytes lors d'efforts de moins d'une heure. Cela ne veut pas dire que les électrolytes ne servent jamais avant 60 minutes : une séance intense sous forte chaleur chez quelqu'un qui transpire énormément n'est pas comparable à 45 minutes de musculation à 20 °C.
Au-delà d'une heure, leur intérêt augmente sans devenir automatique. Il faut regarder ensemble la durée, la chaleur, l'humidité, le taux de sudation, l'alimentation, la quantité de liquide consommée et le temps avant la prochaine séance.
Le chiffre qu'on cite, et sa vraie signification
Les recommandations historiques concernant les boissons d'effort ont souvent utilisé une concentration autour de 0,5 à 0,7 g de sodium par litre, soit 500 à 700 mg/L. Mais ce chiffre ne veut pas dire que tout sportif doit consommer 700 mg de sodium par heure, parce que votre apport dépend aussi du volume que vous buvez.
La logique de fond est simple : perte de sodium égale quantité de sueur multipliée par la concentration en sodium de cette sueur. Deux sportifs peuvent donc avoir des besoins radicalement différents.
Il perd relativement peu de sodium. Une stratégie légère suffit.
Ses pertes sodées sont bien plus importantes. Même séance, besoin différent.
Il serait donc incohérent d'imposer exactement la même boisson aux deux. C'est pourquoi une recommandation du type « prenez 500 mg de sodium par heure » pour tout le monde est trop simpliste.
Faut-il remplacer tout le sodium perdu ?
Non, et c'est une erreur fréquente. Si vous estimez avoir perdu 1 500 mg de sodium en une heure, cela ne signifie pas qu'il faut en avaler exactement 1 500 mg dans cette même heure. Votre organisme dispose de réserves, de mécanismes de régulation, et de vos apports alimentaires avant et après l'effort. L'objectif d'un protocole n'est pas de remplacer 100 % des pertes en direct, mais de maintenir un équilibre compatible avec la santé, la tolérance digestive et la performance.
Et le potassium, et le magnésium ?
Le potassium participe à la fonction musculaire, à la transmission nerveuse et à l'équilibre cellulaire, mais ses pertes dans la sueur sont généralement bien plus faibles que celles du sodium. Quant au magnésium, il est essentiel au fonctionnement de l'organisme, sans que les quantités perdues dans la sueur justifient d'en faire le composant central de votre boisson d'effort. Une alimentation quotidienne suffisamment riche en micronutriments reste prioritaire.
Crampes et énergie
Les électrolytes empêchent-ils les crampes ?
Pas de manière aussi simple qu'on l'a longtemps présenté. Le vieux modèle disait : transpiration, perte de sel, crampe. Les crampes associées à l'exercice sont probablement multifactorielles, et la fatigue neuromusculaire semble jouer un rôle important, même si les pertes hydriques et électrolytiques peuvent contribuer chez certains sportifs et dans certaines conditions.
Si vos crampes apparaissent systématiquement en fin de course, sur les muscles les plus sollicités, quand vous dépassez votre niveau habituel, alors la fatigue musculaire et la préparation physique méritent au moins autant d'attention que votre gourde.
Les électrolytes donnent-ils de l'énergie ?
Non. C'est une confusion fréquente : les électrolytes ne représentent pas une source énergétique significative, et un comprimé de sodium ne remplace pas les glucides. Si votre énergie chute sur une sortie de trois heures, la solution n'est probablement pas « plus d'électrolytes » : vérifiez d'abord vos glucides, votre hydratation, votre pacing, votre niveau de fatigue et votre alimentation globale. Le calcul des glucides est détaillé dans notre guide sur combien de glucides consommer pendant l'effort.
Boisson électrolyte ou boisson énergétique ?
Ce sont deux fonctions différentes. Une tablette d'électrolytes sans calories apporte de l'hydratation et du sodium, mais quasiment zéro glucide. Une boisson d'effort apporte eau, glucides et électrolytes ensemble. Sur une sortie longue, cette distinction change tout.
Les boissons isotoniques ne sont pas indispensables, mais elles sont pratiques : elles regroupent liquide, sodium et glucides dans un seul produit, ce qui simplifie la logistique sur vélo, running long, marathon, trail ou compétition hybride. Vous pouvez tout aussi bien dissocier : eau, gels et sodium séparément. Il n'existe pas une seule stratégie parfaite.
Faut-il mettre du sel dans sa gourde ? Cela peut fonctionner, le sel de table étant principalement du chlorure de sodium. Attention simplement à la quantité, au goût, à la concentration et à la tolérance digestive. Inutile de transformer votre gourde en eau de mer.
Déshydratation et hyponatrémie
Ce sont deux situations différentes, et les confondre peut être dangereux.
La déshydratation correspond à une diminution de l'eau corporelle quand les pertes dépassent les apports. Elle peut entraîner de la soif, une augmentation de la contrainte cardiovasculaire, une baisse des performances lorsque le déficit devient important, et des difficultés accrues sous forte chaleur.
L'hyponatrémie correspond à une concentration de sodium sanguin anormalement faible. Dans le contexte sportif, on parle d'hyponatrémie associée à l'exercice. Et il faut ici corriger une idée très répandue : elle n'est pas simplement provoquée par un manque de sel.
Une revue publiée dans le Journal of Endocrinological Investigation décrit deux mécanismes majeurs : une consommation excessive de liquide, et une sécrétion non osmotique d'arginine-vasopressine qui limite l'élimination de cet excès d'eau. Les pertes de sodium par la sueur jouent généralement un rôle moins important dans le développement de l'hyponatrémie que cette surcharge hydrique.
Oui, on peut boire trop
Certaines personnes ont tellement entendu « il faut boire avant d'avoir soif » qu'elles se forcent à ingérer de grandes quantités pendant les courses longues. Si vous consommez plus de liquide que votre organisme ne peut en éliminer et que vous retenez cet excès, votre sodium sanguin peut être dilué.
Une boisson contenant des électrolytes n'est pas un permis de boire sans limite.
Vous pouvez consommer une boisson sportive sodée et développer malgré tout une hyponatrémie si vous en buvez beaucoup trop. Les électrolytes ne rendent pas une surconsommation massive de liquide sans danger : la dilution liée à l'excès d'eau reste centrale.
Une hyponatrémie importante peut provoquer nausées, vomissements, maux de tête, confusion et troubles neurologiques. Les cas sévères peuvent aller jusqu'aux convulsions, à la détresse respiratoire, au coma et au décès. Les symptômes peuvent être confondus avec d'autres problèmes liés à l'effort.
C'est pourquoi il ne faut jamais se contenter de dire « bois plus » à quelqu'un qui va mal après un très long effort. Cette personne peut être déshydratée, mais elle peut aussi présenter une hyponatrémie, auquel cas lui faire boire encore beaucoup de liquide peut aggraver la situation. Tout cas suspect ou sévère relève d'une prise en charge médicale, sans délai.
Faut-il boire selon sa soif ?
Pour beaucoup de sportifs d'endurance, la soif est un indicateur utile qui permet notamment d'éviter la surconsommation volontaire. Les recommandations sur l'hyponatrémie insistent sur l'importance de ne pas boire au-delà de ses besoins uniquement pour respecter un plan arbitraire.
La stratégie peut en revanche être davantage planifiée chez des sportifs très performants, évoluant dans des conditions thermiques difficiles, ayant mesuré leur taux de sudation et connaissant leurs besoins. Le message n'est donc pas « ne planifiez jamais votre hydratation », mais ne vous forcez pas à absorber des volumes disproportionnés parce qu'une règle générale vous l'impose.
HYROX, CrossFit, marathon ou trail
HYROX et course hybride
Dans beaucoup de cas, ce n'est pas la priorité pendant la course elle-même, parce qu'un HYROX dure souvent bien moins longtemps qu'un marathon. Pour un participant qui termine autour de 60, 75 ou 90 minutes, la priorité immédiate concerne davantage la nutrition avant la course, les glucides selon la durée, et une hydratation correcte.
Les électrolytes deviennent intéressants si la compétition se déroule dans un environnement chaud, si vous transpirez énormément, si vous avez attendu longtemps sur le site, si vous enchaînez plusieurs efforts dans la journée, ou si vous savez avoir des pertes sodées importantes.
Même logique en séance : chez A.WAY à Quetigny, le format Hybrid Race associe course, rameur, SkiErg, traîneau, sandbag et kettlebells, du débutant au compétiteur. Pour la majorité de ces séances, arriver correctement hydraté et boire selon ses besoins reste la priorité. Une stratégie plus élaborée prend son sens sur les simulations longues, les compétitions, les entraînements sous forte chaleur et les gros volumes d'endurance.
CrossFit
Pour un WOD classique, souvent non. Pour une compétition comprenant plusieurs WOD, plusieurs heures sur place, de la chaleur et une transpiration importante, la situation change. Il faut alors raisonner sur toute la journée et non sur la durée de chaque WOD, exactement comme pour les glucides, ce que nous détaillons dans notre guide sur la nutrition CrossFit.
Semi-marathon et marathon
Sur un semi, cela dépend surtout de votre temps de course, de la température, de votre transpiration et de votre alimentation d'avant. Une personne qui court en 1 h 20 par temps tempéré n'a pas les mêmes besoins qu'une autre qui termine en 2 h 30 sous forte chaleur.
Sur un marathon, la question devient nettement plus importante : la durée est souvent suffisante pour que la quantité de liquide consommée, les pertes de sueur et les pertes de sodium deviennent significatives. Une revue consacrée aux marathoniens insiste sur l'intérêt de développer des stratégies adaptées aux pertes individuelles plutôt que d'appliquer une règle identique à tous les coureurs.
Trail et ultra-trail
C'est probablement là que l'attention portée au sodium devient la plus pertinente : sur 5, 10 ou 20 heures, les pertes cumulées peuvent devenir considérables. Mais c'est aussi là que l'autre danger apparaît, puisque les ultra-trails font partie des contextes historiquement associés à l'hyponatrémie d'effort.
Il faut donc chercher simultanément à apporter assez de liquide, à éviter l'excès, à apporter du sodium quand les pertes le justifient, à maintenir les glucides et à conserver une bonne tolérance digestive. C'est un équilibre, pas une maximisation.
Construire votre stratégie en quatre étapes
Sur une séance représentative : pesez-vous avant, notez ce que vous buvez, pesez-vous après. Vous obtenez un taux de sudation approximatif.
Temps frais, temps chaud, séance facile, séance intense. Un test unique ne suffit pas, votre taux de sudation change.
Un calcul qui dit 1,5 L/h ne garantit pas que votre système digestif tolérera 1,5 L de boisson par heure. Il faut tester.
C'est la dernière étape, pas la première. Plus logique que d'acheter une boisson à 1 000 mg parce qu'un créateur de contenu utilise la même.
Faut-il faire un test de sudation ? Pas pour tout le monde. Si vous faites trois séances d'une heure par semaine, ce serait excessif. Si vous préparez un marathon, un Ironman, un ultra-trail, de longues courses cyclistes ou des compétitions sous forte chaleur, mesurer au minimum votre taux de sudation devient très intéressant, à condition que la méthode soit fiable et correctement interprétée.
Quatre situations concrètes
- ContexteRenforcement et HIIT, transpiration modérée
- Prochaine séanceDans 48 heures
- StratégieArriver hydraté, boire de l'eau selon besoin
Aucune nécessité évidente d'un complément électrolytique.
- ContexteForte transpiration, plein été
- StratégieEau ou boisson sodée selon besoins, glucides selon l'intensité
- À observerPerte de poids sur la séance et tolérance digestive
Ici les électrolytes deviennent réellement pertinents.
- Sudation mesurée1 litre par heure
- ConditionsChaudes
- StratégiePlanifier eau, sodium et glucides ensemble
Et tester le protocole sur les sorties longues. Jamais le matin de la course.
- ContexteIntérieur, température correcte, bien hydraté au départ
- PrioritéDisponibilité glucidique avant la course
- PendantHydratation adaptée, glucides selon la stratégie
Inutile de transformer votre course en protocole d'ultra-endurance.
Huit erreurs fréquentes
Les pertes existent, mais leur importance dépend entièrement du contexte.
Le plus souvent inutile. Votre repas en contient déjà.
Ils ne remplacent pas les glucides. Un comprimé de sodium n'a pas de valeur énergétique significative.
Les crampes liées à l'exercice sont multifactorielles, et la fatigue neuromusculaire y joue un rôle important.
Votre taux de sudation et la salinité de votre sueur n'ont probablement rien à voir avec les siens.
Ce n'est pas une obligation physiologique. Votre organisme dispose de réserves, de régulation et de vos repas.
Une boisson avec électrolytes peut parfaitement être surconsommée. Ce n'est pas un permis de boire sans limite.
Votre intestin doit connaître le produit, la concentration, le volume et la fréquence.
La bonne hiérarchie
Avant de vous demander quelle poudre d'électrolytes acheter, vérifiez dans l'ordre :
- Votre hydratation quotidienne : buvez-vous suffisamment au fil de la journée ?
- Votre alimentation : mangez-vous assez, et vos repas contiennent-ils déjà du sodium ?
- Votre durée d'entraînement : 30 minutes ou 5 heures ?
- Vos conditions : 20 °C en salle ou 35 °C en extérieur ?
- Votre taux de sudation : 500 ml par heure ou 1,5 litre ?
- Votre prochain effort : demain, ou dans deux heures ?
C'est seulement ensuite qu'une stratégie électrolytique spécifique devient intéressante.
Électrolytes et sport : vos questions
Faut-il prendre des électrolytes pendant chaque séance de sport ?
À partir de combien de temps faut-il prendre des électrolytes ?
Quel est l'électrolyte le plus important pendant le sport ?
Combien de sodium faut-il prendre pendant le sport ?
L'eau seule suffit-elle pendant le sport ?
Peut-on boire trop d'eau pendant le sport ?
Les électrolytes empêchent-ils l'hyponatrémie ?
Les électrolytes évitent-ils les crampes ?
Faut-il prendre du magnésium pendant le sport ?
Faut-il prendre des électrolytes pendant un HYROX ?
Faut-il prendre des électrolytes pour un marathon ?
Intégrer l'hydratation à votre préparation
Si vous préparez un HYROX, une course hybride, un semi-marathon, un marathon, un trail ou une épreuve d'endurance autour de Dijon, l'hydratation gagne à être intégrée à votre préparation plutôt que traitée la semaine de la compétition.
Chez A.WAY à Quetigny, l'accompagnement combine entraînement, nutrition, récupération et habitudes de vie, avec du coaching individuel, du coaching de groupe, du HIIT, du WOD et de la préparation Hybrid Race. Le suivi sport et nutrition est coordonné au sein d'une même équipe, avec une coach nutrition dédiée.
Le studio est situé au 2 rue de la Broche, 21800 Quetigny, à 10 à 15 min du centre de Dijon. L'objectif n'est pas de vous dire arbitrairement « prenez une pastille par heure », mais de déterminer combien vous transpirez, combien de temps vous vous entraînez, ce que vous buvez, ce que vous mangez, quelles seront vos conditions de compétition et quelle stratégie vous tolérez réellement.
- Les électrolytes ne sont pas obligatoires après chaque goutte de sueur.
- Le sodium est le principal électrolyte à considérer sur les efforts prolongés.
- Les besoins varient énormément d'une personne à l'autre, même à séance identique.
- Plus l'effort est long, chaud et sudorifique, plus une stratégie spécifique se justifie.
- Le danger n'est pas seulement de boire trop peu : il est aussi possible de boire trop.
Une stratégie efficace n'est pas « boire le maximum et prendre beaucoup de sodium ». C'est adapter les liquides et le sodium à vos pertes, à la durée, aux conditions et à votre tolérance personnelle.
L'amont : que manger avant le sport. Le pendant : combien de glucides par heure. L'après : la nutrition de récupération.
Si votre estomac est le facteur limitant : le gut training et l'entraînement digestif.
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Ce guide a une visée informative et ne remplace pas un avis médical ou diététique individualisé.
Sources scientifiques
- Altieri B. et al. Pathophysiology and treatment of exercise-associated hyponatremia, Journal of Endocrinological Investigation, 2025. Mécanismes de l'hyponatrémie associée à l'exercice, surcharge hydrique et vasopressine.
- Sawka M.N. et al. ACSM Position Stand: Exercise and Fluid Replacement, Medicine and Science in Sports and Exercise, 2007. Individualisation des stratégies hydriques et électrolytiques.
- Convertino V.A. et al. ACSM Position Stand: Exercise and Fluid Replacement, 1996. Recommandations historiques sur le sodium dans les boissons lors des efforts prolongés.
- Baker L.B. Sweating Rate and Sweat Sodium Concentration in Athletes, Sports Medicine, 2017. Revue de référence sur la variabilité des taux de sudation et des concentrations de sodium.
- Baker L.B. et al. Normative data for sweating rate, sweat sodium concentration, and sweat sodium loss in athletes, Journal of Sports Sciences, 2019. Données de plus de 1 300 sportifs.
Article écrit par Andy Poiron, coach sportif et nutritionnel, spécialiste de la préparation physique et de l'accompagnement santé. Plus de 20 années d'expérience et plus de 2 000+ personnes accompagnées. Voir l'équipe et l'approche A.WAY →
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