Sport

Comment améliorer son endurance à Dijon ? Les 7 principes qui font vraiment progresser

Vous manquez de souffle ou préparez un HYROX ? Comment améliorer votre endurance à Dijon avec une méthode progressive mêlant cardio, force et récupération.

Andy Poiron, fondateur et coach d'A.WAY à Quetigny
Andy Poiron ·10 min de lecture
Travail d'endurance et d'entraînement hybride au studio A.WAY à Quetigny près de Dijon.

Vous vous entraînez régulièrement mais vous êtes toujours rapidement essoufflé ? Vous courez correctement quelques minutes avant de ralentir ? Ou vous préparez une course hybride et votre allure s’effondre après les premières stations ?

La solution n’est pas nécessairement de faire toujours plus de cardio.

Pour améliorer son endurance, il faut développer plusieurs qualités distinctes : la capacité aérobie, le seuil, l’économie de mouvement et la capacité à conserver ses performances quand la fatigue s’accumule. C’est exactement ce que nous travaillons chez A.WAY à Quetigny, près de Dijon, notamment dans nos séances d’Hybrid Race.

L’endurance n’est pas une seule qualité

L’endurance correspond à votre capacité à maintenir un effort dans le temps. Mais cette définition simple cache plusieurs qualités physiologiques.

Deux personnes peuvent courir le même 5 km en 25 minutes avec des profils totalement différents. La première a une excellente capacité cardiovasculaire mais manque de force. La deuxième est assez forte mais dépense trop d’énergie pour tenir son allure. La troisième est performante fraîche, puis perd énormément de vitesse après 30 ou 40 minutes.

C’est pourquoi nous évitons de résumer l’endurance à « vous avez du cardio » ou « vous n’en avez pas ».

Les travaux classiques en physiologie de l’exercice identifient la consommation maximale d’oxygène, la fraction de cette capacité qu’un athlète peut soutenir, et son économie de mouvement parmi les grands déterminants de la performance. Plus récemment, la recherche s’intéresse aussi à la durabilité : la capacité à limiter la détérioration de ses qualités physiologiques quand la durée d’exercice augmente. Notre guide sur la capacité aérobie détaille ces fondations.

1. Construisez d’abord votre base aérobie

L’erreur la plus fréquente consiste à croire qu’un entraînement cardiovasculaire efficace doit être très difficile. C’est faux.

Une grande partie de l’entraînement des sportifs d’endurance se fait à intensité relativement faible. Une revue ayant analysé 175 distributions d’intensité chez des athlètes élite et de niveau mondial observe que plus de 60 % du travail était effectué à basse intensité dans 91 % des distributions étudiées.

Cela ne veut pas dire que tout le monde doit suivre une formule rigide de type 80 % facile, 20 % difficile. Cela veut dire qu’il est très difficile de construire une grande endurance si toutes vos séances sont épuisantes. L’entraînement facile permet d’accumuler beaucoup plus de travail tout en limitant le coût de récupération.

Concrètement : 30 à 60 minutes de course, vélo, rameur, SkiErg ou d’un mélange de modalités, à une intensité où vous restez à l’aise. Vous devez avoir le sentiment de pouvoir continuer. Nous croisons les sensations, la fréquence cardiaque et le talk test plutôt que d’imposer une fréquence cardiaque identique à tout le monde. Voir zone 2 ou fractionné.

2. Toutes vos séances ne doivent pas être moyennement difficiles

C’est le problème classique des pratiquants de CrossFit, de fitness fonctionnel et de sports hybrides.

Lundi difficile. Mardi encore assez difficile. Mercredi circuit training. Jeudi course rapide. Vendredi WOD. Samedi simulation HYROX. Vous avez la sensation de beaucoup travailler, mais vous n’êtes jamais assez frais pour une séance de très bonne qualité, ni jamais assez bas en intensité pour accumuler du volume sans fatigue excessive.

Une bonne programmation crée du contraste : les jours faciles sont vraiment faciles, et les séances difficiles ont un objectif identifié.

La recherche actuelle ne montre pas qu’une seule distribution d’intensité conviendrait à tout le monde. Les modèles pyramidaux et polarisés fonctionnent tous les deux, selon le niveau, le sport et la période. L’objectif n’est donc pas de suivre aveuglément une méthode, c’est de comprendre pourquoi vous faites chaque séance. Notre article sur s’entraîner à fond à chaque séance creuse cette erreur.

3. Développez votre seuil, pas seulement votre VO₂max

Le VO₂max est devenu très populaire avec les montres connectées. Il représente schématiquement la taille maximale de votre moteur aérobie. Mais avoir un gros moteur ne suffit pas : encore faut-il pouvoir en utiliser une grande partie assez longtemps.

Prenons deux sportifs de capacité aérobie proche. Le premier commence à souffrir dès que l’allure monte légèrement. Le second maintient une intensité élevée beaucoup plus longtemps. Le second sera souvent plus performant sur un 10 km, une course hybride ou un HYROX, même sans VO₂max spectaculaire.

D’où les intervalles relativement longs : par exemple 3 × 8 minutes à intensité soutenue mais contrôlée, avec quelques minutes de récupération. Puis, au fil des semaines, 3 × 10 minutes ou 2 × 15 minutes.

L’objectif n’est pas d’aller plus vite chaque semaine. Il peut simplement être de devenir capable de maintenir davantage de temps de qualité. Nous détaillons le choix entre les trois cibles dans VO₂max, seuil ou zone 2, et la méthode de test dans seuil aérobie.

4. Pour un HYROX, entraînez votre endurance sous fatigue

C’est là que l’entraînement hybride devient vraiment spécifique. Vous pouvez courir correctement un 5 km et souffrir énormément pendant un HYROX. Pourquoi ? Parce que vous ne courez jamais réellement frais en compétition.

Vous courez après du SkiErg. Puis après un sled push. Puis après un sled pull. Puis après des burpees, du rameur, des farmer carries. Votre capacité à courir seule ne suffit pas : il faut développer votre capacité à retrouver une allure efficace après une contrainte musculaire et métabolique. C’est ce qu’on appelle le compromised running.

Une séance peut combiner plusieurs blocs de course avec du SkiErg, du rameur ou du traîneau. Mais le but n’est pas de créer la séance la plus spectaculaire possible. Nous cherchons à observer une seule chose : votre allure reste-t-elle stable quand la fatigue augmente ?

Un sportif qui fait son premier kilomètre à 4:15 puis termine à 5:10 n’a pas le même problème qu’un sportif qui tient tous ses kilomètres autour de 4:30. Le premier doit travailler sa résistance à la fatigue ou son pacing. Le second doit plutôt travailler sa vitesse ou son seuil. Deux programmes différents, et c’est précisément pour ça que recopier le programme Instagram d’un athlète professionnel ne fonctionne pas. Voir courir sous fatigue.

5. La force améliore l’endurance en sport hybride

Cela paraît paradoxal, mais devenir plus fort rend certaines tâches moins coûteuses.

Prenons une poussée de traîneau. Si la charge représente presque votre capacité maximale, chaque poussée vous coûte énormément d’énergie. Si vous devenez plus fort sans prendre excessivement de masse, la même charge devient relativement plus facile, et vous arrivez à la course suivante avec plus de ressources.

C’est la grande particularité des compétitions hybrides : être uniquement endurant ne suffit pas. Il faut combiner endurance, force et capacité à passer rapidement de l’une à l’autre. Notre format Hybrid Race associe course, rameur, SkiErg, traîneau, sandbags et kettlebells dans une programmation progressive, accessible autant à ceux qui veulent développer leur condition physique qu’à ceux qui préparent une compétition. Voir aussi faut-il être fort pour être bon en HYROX.

6. Plus d’entraînement n’est pas plus de progrès

C’est probablement l’idée la plus importante de cet article.

Votre corps progresse quand il reçoit un stimulus auquel il doit s’adapter. Mais il doit ensuite avoir assez de ressources pour réaliser cette adaptation. Le raisonnement est donc entraînement, récupération, adaptation, nouveau stimulus. Pas entraînement, entraînement, entraînement, épuisement.

Imaginez qu’une séance de 50 minutes fournisse exactement le stimulus dont vous avez besoin. Ajouter 20 minutes de burpees et de rameur pour « finir complètement vidé » n’améliore pas la séance : vous augmentez seulement le coût de récupération.

D’où une question toute simple que nous nous posons systématiquement : quel est l’objectif de cette séance ? Si nous ne pouvons pas y répondre clairement, la séance mérite d’être repensée.

7. Votre récupération fait partie de votre entraînement

Un programme parfaitement conçu devient mauvais s’il est appliqué à quelqu’un qui dort cinq heures par nuit, traverse une période professionnelle très stressante, mange insuffisamment et enchaîne six séances par semaine.

Un sportif amateur n’est pas un professionnel. Un professionnel organise une grande partie de sa journée autour de son entraînement et de sa récupération. Vous devez composer avec votre travail, les enfants, les transports, les rendez-vous et les imprévus. Le programme doit donc s’adapter à votre capacité réelle de récupération.

C’est pour cette raison que notre approche va au-delà de la séance : entraînement, nutrition, sommeil et gestion du stress sont regardés ensemble. Ce sont eux qui déterminent si vous pouvez réellement absorber le travail effectué. Voir la charge totale.

Qu’est-ce qui limite votre endurance aujourd’hui ?

C’est la question que nous préférons poser avant de modifier un programme.

Ce que vous observezFacteur à explorer
Essoufflé rapidement à toutes les intensitésBase aérobie
Rapide sur 1 km, beaucoup moins sur 5 à 10 kmSeuil, endurance
Bon frais mais effondrement après 45 minDurabilité
Bonne course mais les sleds vous détruisentForce relative, technique
Première moitié d’HYROX excellente puis explosionPacing, durabilité, nutrition
Constamment fatigué malgré beaucoup d’entraînementRécupération, charge
Progrès en cardio mais pas sur les stationsForce, spécificité

C’est exactement ce qui différencie une programmation d’un simple assemblage d’exercices. Si vous voulez situer votre profil, notre test du moteur A.WAY vous donne une première lecture en trois minutes, et notre article sur les 5 tests d’endurance détaille comment vous mesurer vous-même.

Combien de séances faut-il ?

Il n’existe pas de chiffre universel. Une personne qui reprend le sport progresse déjà avec trois entraînements correctement structurés par semaine. Un sportif expérimenté en fera quatre, cinq ou davantage selon ses objectifs et sa récupération.

Le nombre de séances compte moins que leur organisation. Trois séances cohérentes réalisées régulièrement produisent souvent plus de résultats que six séances mal réparties et constamment effectuées en état de fatigue. Pour une préparation HYROX, il faut aussi laisser de la place au travail de force et à l’apprentissage des mouvements spécifiques : notre page préparation HYROX à Dijon détaille la structure complète.

Peut-on progresser rapidement ?

Les premières améliorations apparaissent assez vite chez une personne peu entraînée, mais aucune méthode ne construit une grande endurance en quelques jours.

Le plus efficace reste de combiner une pratique régulière, une quantité suffisante de travail facile, une petite quantité de travail plus intense, une progression adaptée et assez de récupération. Ce qui fait progresser n’est pas la séance miracle, c’est l’accumulation de semaines cohérentes.

Où travailler son endurance près de Dijon ?

Notre studio est situé au 2 rue de la Broche à Quetigny, à environ 10 à 15 minutes de Dijon centre. Nous accompagnons des profils très différents : personnes qui reprennent le sport, pratiquants qui veulent retrouver du souffle, sportifs expérimentés et personnes préparant une course hybride.

L’espace permet de travailler la course et les principales qualités du fitness hybride, avec rameur, SkiErg, travail de force, traîneau, sandbags et kettlebells. Les séances Hybrid Race développent progressivement force et endurance dans un environnement encadré.

Vous n’avez pas besoin d’être déjà en forme pour commencer. Le rôle du coaching est justement d’identifier votre niveau de départ et de construire la progression à partir de là.

Le principe à retenir

Si vous voulez améliorer votre endurance, ne cherchez pas à finir plus épuisé. Cherchez à devenir progressivement capable de faire davantage de travail, à une intensité plus élevée, avec moins de coût énergétique et moins de dégradation quand la fatigue s’accumule.

C’est ça, progresser en endurance. Et c’est l’un des principes de notre approche : ne pas simplement vous fatiguer, vous faire progresser.

La première étape n’est pas de vous inscrire à cinq séances par semaine. Elle consiste à comprendre où vous en êtes, ce qui vous limite, et quel type d’entraînement vous serait réellement utile.

Sources

  • Rosenblat MA et al. (2024). The proportional distribution of training by elite endurance athletes at different intensities during different phases of the season. Sports Medicine. PMID 37964776.
  • Oliveira PS, Boppre G, Fonseca H. (2024). Comparison of Polarized Versus Other Types of Endurance Training Intensity Distribution on Athletes’ Endurance Performance: A Systematic Review with Meta-analysis. Sports Medicine. PMID 38717713.
  • Hunter B, Maunder E, Jones AM et al. (2025). Durability as an index of endurance exercise performance: methodological considerations. Experimental Physiology. PMID 40150840.
  • Joyner MJ, Coyle EF. (2008). Endurance exercise performance: the physiology of champions. Journal of Physiology.
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Questions fréquentes

Quel est le meilleur entraînement pour améliorer son endurance ?

Il n'existe pas une séance idéale pour tout le monde. Une programmation efficace combine du travail facile permettant d'accumuler du volume et des séances plus intenses ciblant le seuil ou la puissance aérobie. Le bon dosage dépend de votre niveau et de votre objectif.

Combien de temps faut-il pour améliorer son cardio ?

Une personne débutante peut ressentir des progrès en quelques semaines avec une pratique régulière. Les améliorations importantes demandent ensuite plusieurs mois d'entraînement cohérent. Plus votre niveau augmente, plus les gains deviennent progressifs.

Faut-il faire du HIIT pour développer son endurance ?

Le HIIT améliore certaines qualités cardiovasculaires mais ne doit pas représenter la majorité de votre entraînement. Associer travail à faible intensité et séances plus intenses est bien plus soutenable qu'enchaîner uniquement des séances difficiles.

Peut-on améliorer son endurance sans courir ?

Oui. Le vélo, le BikeErg, le rameur et le SkiErg développent le système cardiovasculaire tout en réduisant les impacts. En revanche, si votre objectif est de mieux courir ou de préparer un HYROX, vous devrez aussi courir : les adaptations sont en partie spécifiques au mouvement.

Quelle différence entre cardio et endurance ?

Le cardio désigne les exercices qui sollicitent fortement le système cardiovasculaire. L'endurance décrit la capacité à maintenir une performance dans le temps. Faire du cardio développe votre endurance, mais celle-ci dépend aussi de votre économie de mouvement, de votre force, de votre stratégie d'effort et de votre résistance à la fatigue.

Peut-on préparer un HYROX quand on débute ?

Oui, à condition d'adapter les charges, les volumes de course et les mouvements à votre niveau. Vous n'avez pas besoin de réaliser une simulation complète dès le départ : une progression construite autour de l'endurance, de la force et de la technique est bien plus pertinente.

Où faire de l'Hybrid Race près de Dijon ?

A.WAY propose des séances Hybrid Race à Quetigny, près de Dijon, sur une zone dédiée au travail hybride avec SkiErg, rameurs, traîneau, sandbags et matériel de force. Les séances sont encadrées et adaptées au niveau des participants.

A.WAY · Quetigny, près de Dijon

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Andy Poiron, fondateur et coach d'A.WAY à Quetigny
Écrit par

Andy Poiron

Fondateur et coach, A.WAY Quetigny

Andy a fondé A.WAY à Quetigny en 2012, le plus ancien studio de coaching de la métropole dijonnaise. Coach sport et nutrition, il accompagne particuliers, sportifs et dirigeants vers une transformation durable, autour de quatre piliers : entraînement, nutrition, sommeil et gestion du stress.

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