Nutrition

Après l'arrêt de Wegovy ou Mounjaro : comment limiter la reprise de poids ?

Que se passe-t-il après l'arrêt de Wegovy ou Mounjaro ? Découvrez pourquoi le poids peut remonter et comment préparer nutrition, sport et habitudes.

Andy Poiron, fondateur et coach d'A.WAY à Quetigny
Andy Poiron ·20 min de lecture
Construire sa maintenance après une perte de poids, accompagnement A.WAY à Quetigny près de Dijon.

Vous avez perdu 10 kg, 15 kg, 20 kg, parfois beaucoup plus. Votre faim a diminué, vos portions ont changé, votre tour de taille s’est réduit.

Et une nouvelle question commence à apparaître : « que va-t-il se passer si j’arrête Wegovy ou Mounjaro ? » Puis souvent une deuxième : « est-ce que je vais forcément reprendre tout le poids perdu ? »

La réponse scientifique est plus nuancée qu’un oui ou un non. Mais une chose est désormais bien établie : la reprise de poids après l’arrêt de ces traitements est fréquente.

Cela ne signifie pas que le traitement a échoué. Cela signifie que l’obésité et la régulation du poids sont beaucoup plus complexes qu’une question de volonté. Et cela change complètement la manière de préparer l’après.

La bonne stratégie n’est pas « j’arrête, et maintenant je vais essayer de faire attention ». Elle ressemble plutôt à anticiper la maintenance avant même l’arrêt.

Le cadre, d’abord

A.WAY ne décide pas quand arrêter votre médicament, comment le diminuer ni quelle dose utiliser. Cela relève exclusivement de votre médecin. Notre rôle concerne tout ce qu’il y a autour.

Cet article complète notre série : la vue d’ensemble, les données sur le muscle, le programme d’entraînement et les protéines.

En résumé

Les chiffres sont clairs. Dans l’extension de STEP 1, un an après l’arrêt du sémaglutide, les participants avaient repris environ deux tiers du poids perdu. Dans SURMOUNT-4, ceux passés du tirzépatide au placebo ont repris environ 14 % de leur poids, tandis que ceux qui continuaient en perdaient encore. Une méta-analyse de 2026 portant sur 48 études estime qu’environ 60 % du poids perdu est repris à un an.

Mais voici ce qui compte vraiment : le problème ne se résume pas à la volonté. La faim revient, la satiété diminue, votre corps plus léger dépense moins, et plusieurs adaptations biologiques favorisent la reprise.

Et un point d’honnêteté que peu de contenus assument : aucune stratégie comportementale ne garantit que vous conserverez 100 % de votre perte. Le sport et la nutrition ne remplacent pas automatiquement l’effet pharmacologique. Ils construisent en revanche un contexte nettement plus favorable, et l’exercice est associé à environ 2,8 kg de reprise en moins.

La question n’est donc peut-être pas « comment arrêter sans reprendre un gramme ? », mais « quel système construire pour conserver le maximum de bénéfices, avec la stratégie médicale la plus adaptée à ma situation ? »

Ce que montrent les études sur l’arrêt

Sémaglutide, extension de STEP 1

Des adultes vivant avec un surpoids ou une obésité avaient reçu du sémaglutide 2,4 mg pendant 68 semaines. La perte moyenne obtenue était de 17,3 % du poids initial. Puis le médicament a été arrêté.

Un an plus tard, les participants avaient repris en moyenne 11,6 points de pourcentage, soit environ deux tiers du poids précédemment perdu. À la fin du suivi, la perte nette n’était plus que d’environ 5,6 %. Plusieurs améliorations cardiométaboliques observées pendant le traitement avaient également tendance à revenir vers leur niveau initial.

Ce résultat ne signifie pas « Wegovy ne fonctionne que temporairement ». Il signifie que l’effet pharmacologique disparaît lorsque le médicament est retiré, et que les mécanismes biologiques favorisant la reprise redeviennent actifs.

Tirzépatide, essai SURMOUNT-4

Les participants ont d’abord reçu du tirzépatide pendant 36 semaines, perdant en moyenne 20,9 % de leur poids. Ils ont ensuite été répartis entre continuation du traitement pendant 52 semaines, ou passage au placebo.

Ceux qui ont continué ont encore perdu environ 5,5 %. Ceux passés au placebo ont repris environ 14 % de leur poids. À la fin de l’étude, 89,5 % des personnes ayant poursuivi avaient conservé au moins 80 % de leur perte initiale, contre 16,6 % chez celles passées au placebo.

Ce que confirment les méta-analyses

Une analyse publiée en 2026 dans EClinicalMedicine a regroupé 48 études portant sur l’arrêt des agonistes du GLP-1. Dans les six essais randomisés de la modélisation principale, représentant 3 236 participants, les chercheurs ont estimé qu’un an après l’arrêt, environ 60 % du poids perdu avait été repris. Ils ont aussi estimé que la reprise ralentissait progressivement plutôt que de continuer indéfiniment au même rythme.

Une autre méta-analyse de fin 2025 retrouvait un rebond significatif après l’arrêt, avec augmentation du poids, du tour de taille et détérioration de plusieurs marqueurs métaboliques.

Le phénomène est donc réel. Mais comprendre pourquoi change complètement la stratégie.

Pourquoi le poids remonte

Une erreur fréquente consiste à penser que les personnes reprennent simplement parce qu’elles recommencent à mal manger. C’est beaucoup trop simpliste.

La faim peut revenir. Ces médicaments réduisent l’appétit, la faim, certaines envies alimentaires et la quantité consommée. Quand le traitement disparaît, cet effet diminue. Une personne peut donc découvrir après plusieurs mois : « je pensais avoir définitivement changé, mais je recommence à avoir faim comme avant. » Ce n’est pas une perte de motivation, c’est un changement de contexte physiologique.

La satiété peut devenir moins forte. Sous traitement, certaines personnes s’arrêtent facilement après une petite portion. Après l’arrêt, la même assiette semble moins rassasiante.

Votre corps est maintenant plus léger. Un corps de 85 kg dépense généralement moins d’énergie qu’un corps de 105 kg. Après avoir perdu 20 kg, vous ne pouvez donc pas revenir exactement à votre alimentation d’avant et espérer maintenir votre nouveau poids. Votre environnement est peut-être identique, mais votre corps ne l’est plus.

La perte de poids entraîne des adaptations biologiques. L’organisme peut modifier les signaux de faim, la dépense énergétique, certains comportements alimentaires et différents mécanismes neuroendocriniens. Les revues récentes parlent d’une réactivation des voies favorisant l’alimentation.

C’est pourquoi maintenir une perte de poids n’est pas simplement continuer à faire ce qui a permis de la créer. C’est une phase spécifique.

La reprise signifie-t-elle un échec du traitement ?

Non. Prenez une comparaison. Une personne prend un médicament contre l’hypertension, sa pression diminue, elle arrête, sa tension remonte. Personne ne conclut que le médicament n’a jamais fonctionné : il contrôlait une partie du problème tant qu’il était utilisé.

La même logique devient centrale dans la prise en charge de l’obésité. L’Organisation mondiale de la Santé considère désormais l’obésité comme une maladie chronique et récidivante, et indique depuis décembre 2025 que les traitements GLP-1 peuvent être utilisés au long cours chez les adultes correspondant aux indications.

Arrêter le traitement n’est donc pas nécessairement l’objectif final de chaque personne. La décision de poursuivre, diminuer, interrompre ou reprendre doit être discutée avec le professionnel qui gère le traitement.

Il ne faut tomber dans aucun des deux extrêmes : ni « il faut absolument arrêter dès que le poids cible est atteint », ni « toute personne devra forcément continuer à vie ». La décision est médicale et individuelle.

Peut-on arrêter progressivement ?

C’est une question extrêmement fréquente. On voit circuler des protocoles proposant d’espacer les injections, de diminuer lentement les doses ou d’alterner.

Mais actuellement, nous ne disposons pas de preuves suffisamment solides pour affirmer qu’un protocole précis de réduction progressive empêche la reprise. Le consensus européen EASO, EFAD et ECPO publié en 2026 insiste sur la décision partagée concernant l’initiation, l’augmentation, la diminution, la pause ou l’arrêt, et identifie la maintenance après arrêt comme une priorité de recherche.

Ne construisez donc pas seul votre protocole de diminution à partir des réseaux sociaux. La modification du traitement s’organise avec le prescripteur.

Préparer l’arrêt avant l’arrêt

C’est le principe le plus important de cet article.

La pire stratégie serait de se dire pendant le traitement « le médicament contrôle tout, je verrai plus tard », puis après l’arrêt « maintenant il faut que je construise mes habitudes ». À ce moment-là, la faim peut déjà être revenue, les portions augmenter, les envies redevenir difficiles à gérer.

La période sous traitement peut au contraire devenir une fenêtre d’apprentissage. Quand la faim est moins envahissante, vous disposez d’un espace pour apprendre à organiser vos repas, cuisiner davantage, reconnaître vos sensations, structurer vos protéines, identifier vos déclencheurs, marcher régulièrement, commencer la musculation et améliorer votre environnement alimentaire.

Le traitement ne remplace donc pas le travail comportemental. Il peut le rendre plus facile à installer.

Les leviers de la maintenance

Conserver votre masse musculaire

Votre masse musculaire participe à vos capacités physiques, votre force, votre autonomie, votre dépense énergétique et votre capacité à rester actif. Nous ne voulons pas sortir du traitement seulement plus léger, mais plus léger et plus fort.

Deux à trois séances hebdomadaires bien construites suffisent : squat, charnière de hanche, tirages, poussées, portés, travail du tronc. L’objectif est de conserver une vraie progression sur les charges, les répétitions, l’amplitude et le contrôle, pas simplement de « faire un peu de sport ».

Construire un plancher d’activité

La dépense énergétique ne vient pas uniquement du sport. Une personne peut faire trois séances de 45 minutes et rester presque immobile le reste du temps.

Le plus important est de créer un plancher d’activité : le niveau minimum que vous maintenez même quand vous travaillez beaucoup, qu’il pleut, que vous êtes en vacances ou que votre motivation baisse. Par exemple : « je fais au minimum deux séances de renforcement et plusieurs marches chaque semaine. » Votre plancher vaut souvent davantage qu’un programme parfait suivi trois semaines.

Ne pas revenir à vos anciennes portions

C’est l’un des pièges les plus évidents. Vous avez perdu 20 kg, votre corps est plus léger, votre faim revient, et vous recommencez progressivement à manger comme lorsque vous pesiez 20 kg de plus.

Cela ne veut pas dire rester au régime toute sa vie. Mais la maintenance nécessite une nouvelle normalité. L’objectif est de trouver la quantité maximale d’alimentation compatible avec la stabilité du poids et votre santé, pas la quantité minimale que vous pouvez supporter. La maintenance n’est pas « continuer à perdre du poids pour toujours » : c’est arriver à un équilibre durable.

Conserver une structure protéique

Quand l’appétit revient, il devient facile de voir réapparaître grignotages, snacks, aliments très appétents et repas moins structurés. Conserver vos ancrages protéiques aide à garder une alimentation structurée : une source de protéines à chaque repas principal.

Le consensus européen 2026 insiste justement sur l’intérêt d’un apport protéique adapté, notamment pour soutenir la masse maigre et la fonction. Le sujet est détaillé dans notre article sur les protéines sous GLP-1.

Soigner votre environnement

Sous traitement, certaines personnes décrivent une sensation inhabituelle : « les gâteaux peuvent être devant moi et ça ne m’intéresse plus. » Après l’arrêt, cette protection diminue, et votre environnement redevient déterminant.

Posez-vous les bonnes questions : qu’est-ce qui est visible chez vous, facilement accessible ? Qu’achetez-vous chaque semaine ? Quels aliments sont toujours disponibles quand vous avez faim ? Que se passe-t-il après une journée stressante ?

Ne construisez pas votre stratégie autour de la volonté. Construisez-la autour d’un environnement qui rend les bons choix plus faciles.

Anticiper le retour du « food noise »

Certaines personnes utilisent ce terme pour décrire les pensées alimentaires fréquentes : que vais-je manger, quand, combien, est-ce qu’il reste du chocolat. Sous traitement, ces pensées diminuent considérablement chez certains. Après l’arrêt, elles peuvent revenir.

Si cela se produit, ce n’est pas le moment d’abandonner votre structure. C’est précisément là que repas réguliers, alimentation rassasiante, environnement et accompagnement deviennent utiles.

Il peut aussi être utile d’apprendre à distinguer la faim physiologique (l’organisme demande de l’énergie), l’envie (un aliment précis vous attire), l’habitude (il est 16 h), l’émotion (stress, ennui, fatigue) et l’opportunité (c’est simplement disponible). Ce ne sont pas les mêmes problèmes, ils n’appellent pas les mêmes solutions.

Continuer le cardio

Nous parlons beaucoup de musculation parce que la préservation musculaire compte. Mais le cardio garde toute sa place : marche rapide, vélo, rameur, SkiErg, natation, course, activité hybride.

Une méta-analyse de 2026 portant sur l’exercice après perte de poids a analysé 11 essais randomisés et 568 participants. Les groupes pratiquant de l’exercice ont repris en moyenne environ 2,8 kg de moins que les groupes contrôle pendant la maintenance. Ce chiffre ne provient pas uniquement de personnes ayant arrêté un GLP-1, mais il confirme un bénéfice réel.

Protéger votre sommeil

Le sommeil n’est pas une solution miracle de maintenance. Mais une mauvaise récupération complique énormément la gestion de la faim, de l’énergie, des entraînements, de la prise de décision et du niveau d’activité.

Vous dormez mal, vous êtes fatigué, vous sautez la séance, vous marchez moins, vous cherchez des aliments faciles, vous cuisinez moins. À la fin de la semaine, le problème n’était pas un « manque de volonté » : c’est un système entier qui s’est dégradé.

Prévoir la vraie vie

Un programme qui fonctionne uniquement du lundi au jeudi à domicile n’est pas un programme de maintenance. La vie contient des anniversaires, des restaurants, des apéritifs, des vacances, des repas de famille, des déplacements professionnels.

Pendant le traitement, ces situations pouvaient être faciles parce que votre appétit était réduit. Après l’arrêt, elles redeviennent complexes. Il faut donc apprendre à les gérer, pas à les éviter.

Et arrêtez le raisonnement en tout ou rien. Une soirée plus riche n’a pas détruit votre maintenance. Un week-end non plus. Une semaine difficile non plus. Le vrai problème arrive quand « j’ai dévié vendredi » devient « je recommencerai le mois prochain ». Une stratégie durable repose sur la capacité à revenir rapidement à sa structure.

Surveiller sans devenir obsédé

La maintenance nécessite du feedback. Parce que le scénario problématique est rarement « j’ai pris 10 kg cette semaine ». C’est plutôt : +500 g, puis +1 kg, puis +2 kg, puis « je préfère ne plus regarder la balance ». Six mois passent, et le problème est devenu bien plus important.

Plutôt que de viser 79,4 kg exactement chaque matin, définissez avec votre équipe une zone de maintenance, par exemple 78 à 81 kg. Le poids varie naturellement selon l’eau, le glycogène, les repas, le sel, le transit et le cycle menstruel. Ce qui compte, c’est la tendance.

Et créez un seuil d’action avant d’en avoir besoin : « si mon poids moyen remonte de X kg ou si mon tour de taille augmente durablement, je réévalue immédiatement mon alimentation, mon activité et mon suivi. » Le chiffre doit être individualisé, mais le principe est puissant : vous évitez d’attendre que le problème devienne énorme.

Surveillez également autre chose que le poids : votre force, votre cardio, votre tour de taille, votre niveau d’activité, votre sommeil, vos habitudes alimentaires et votre faim.

La reprise commence souvent avant la balance

Prenons un exemple. Marc a perdu 18 kg. Trois mois après l’arrêt, son poids n’a repris qu’un kilo. Il pourrait penser que tout va bien.

Mais en réalité, il ne fait plus que deux entraînements par mois, marche 3 000 pas au lieu de 8 000, recommence à grignoter le soir, dort six heures, et sa faim augmente. La prise de poids n’est pas encore importante, mais les conditions de la reprise sont déjà là. C’est exactement là qu’un suivi intervient.

La maintenance est une compétence

C’est un point majeur, et souvent sous-estimé.

Pendant la perte de poids, tout le monde est motivé : la balance descend, les vêtements changent, les compliments arrivent. Puis vient la maintenance, et la récompense disparaît. Vous faites énormément d’efforts pour obtenir aucun changement.

Pendant la perte de poids, −500 g égale réussite. Pendant la maintenance, 0 kg égale réussite. Mais le cerveau ne le perçoit pas de la même façon. Une personne peut donc perdre sa motivation alors qu’elle est précisément en train de réussir.

C’est l’une des raisons pour lesquelles le suivi après la perte de poids est particulièrement utile.

Le framework M.A.I.N.T.E.N.I.R.

Pour rendre la stratégie facile à retenir :

  • M comme Muscle : continuez le renforcement musculaire.
  • A comme Activité : marchez et restez actif quotidiennement.
  • I comme Intake : structurez votre alimentation au lieu de compter sur l’absence de faim.
  • N comme Nutrition : protéines, fibres, végétaux, densité nutritionnelle.
  • T comme Tracking : surveillez les tendances sans obsession.
  • E comme Environnement : rendez les bons choix faciles.
  • N comme Nuit : protégez votre sommeil.
  • I comme Intervention rapide : n’attendez pas 10 kg pour réagir.
  • R comme Réseau : médecin, professionnels de santé, coach et environnement social.

Le plan des 90 jours autour de l’arrêt

Avant l’arrêt, construire. Assurez-vous de posséder déjà un programme de musculation, une routine de marche, des repas structurés, un apport protéique adapté, des stratégies pour les restaurants et les week-ends, et un système de suivi. Ne commencez pas cela après.

Premier mois après, observer. Surveillez la faim, les portions, le poids moyen, le tour de taille, les grignotages, l’activité. Pas pour paniquer au moindre changement : pour comprendre ce qui évolue.

Mois 2 et 3, ajuster rapidement. Si la tendance se dégrade, ne laissez pas six mois passer. Réévaluez portions, structure alimentaire, protéines, activité, entraînement, sommeil, et suivi médical si nécessaire.

Si le poids remonte malgré tout

D’abord, ne paniquez pas. Ensuite, ne laissez pas la tendance s’installer sans comprendre pourquoi.

Passez en revue : votre faim a-t-elle augmenté ? Vos portions ont-elles changé ? Le grignotage est-il revenu ? Votre activité a-t-elle diminué ? Avez-vous arrêté la musculation ? Votre sommeil s’est-il détérioré ? Votre environnement alimentaire a-t-il changé ? Vos journées sont-elles plus stressantes ?

Puis agissez sur la cause.

Et si la reprise continue malgré cela, c’est précisément une situation où le professionnel médical doit être réimpliqué. L’obésité étant une maladie chronique et récidivante, une reprise importante après arrêt peut nécessiter une réévaluation de la stratégie thérapeutique. Cela ne signifie pas automatiquement reprendre le même médicament ni augmenter une dose : ces décisions appartiennent au médecin.

Mais cela signifie une chose essentielle : ne transformez pas une problématique médicale en jugement moral sur votre volonté.

Et le mode de vie garantit-il de ne rien reprendre ?

Non, et c’est important de l’écrire clairement. Les essais d’arrêt montrent une reprise importante même lorsque des interventions liées au mode de vie étaient présentes.

Sport et nutrition ne remplacent donc pas automatiquement l’effet pharmacologique. Mais ils restent essentiels pour votre santé, votre condition physique, votre composition corporelle, votre comportement, et probablement pour augmenter vos chances de maintenance.

Maintenance ne signifie pas forcément arrêt

Pendant longtemps, nous avons pensé la perte de poids comme : phase 1 le régime, phase 2 le poids cible, phase 3 terminé. L’obésité est de plus en plus pensée comme une maladie chronique nécessitant une stratégie chronique.

L’OMS recommande depuis décembre 2025 que ces traitements puissent être envisagés au long cours chez certains adultes vivant avec une obésité, dans une prise en charge comprenant également alimentation, activité physique et accompagnement professionnel.

Le succès n’est donc pas forcément d’arrêter son médicament le plus vite possible. Le succès est d’obtenir et maintenir une amélioration durable de la santé. La manière d’y parvenir varie selon les personnes.

Sept questions à vous poser avant d’arrêter

Avant une décision prise avec votre médecin, demandez-vous :

  1. Ai-je une routine sportive stable, pas seulement prévue ?
  2. Est-ce que je fais du renforcement régulièrement ?
  3. Mon alimentation est-elle structurée, ou est-ce uniquement le manque de faim qui m’empêche de manger davantage ?
  4. Est-ce que je connais mes portions de maintenance ?
  5. Ai-je une stratégie pour quand la faim reviendra ?
  6. Comment vais-je surveiller ma tendance pondérale ?
  7. Qui m’accompagnera si les choses commencent à se dégrader ?

Si vous n’avez aucune réponse à ces sept questions, votre phase de préparation n’est probablement pas terminée.

Deux sorties très différentes

Imaginez deux personnes ayant perdu 20 kg.

La première termine plus légère, mais peu musclée, faible, sédentaire, sans routine sportive.

La seconde termine plus légère, plus forte, entraînée, habituée à marcher, capable de cuisiner, avec une routine solide.

La seconde n’a aucune garantie de ne jamais reprendre. Mais elle dispose d’un système de maintenance beaucoup plus robuste. C’est exactement ce que nous cherchons à construire.

Le rôle d’A.WAY à Dijon

Nous ne décidons pas quand arrêter votre médicament, comment le diminuer ni quelle dose utiliser : cela relève du médecin. Notre rôle concerne l’entraînement pour conserver force et capacités, l’activité physique pour maintenir un niveau de mouvement élevé, la nutrition pour construire une alimentation de maintenance, le suivi pour repérer rapidement les changements, les habitudes pour ne pas dépendre de la motivation, et la responsabilisation quand les résultats deviennent moins visibles.

Le studio est situé au 2 rue de la Broche, 21800 Quetigny, près de Dijon. Notre approche de la stabilisation est détaillée sur notre page consacrée à la perte de poids à Dijon.

Le véritable objectif de la maintenance n’est pas de « tenir le plus longtemps possible avec un régime ». C’est de construire une nouvelle vie dont le nouveau poids est une conséquence. Cela signifie parfois modifier les courses, les portions, les repas, les habitudes professionnelles, les loisirs, le niveau d’activité, la relation à certains aliments et la manière de gérer le stress.

Votre identité compte aussi. Une personne peut penser « je suis quelqu’un qui a maigri grâce à un médicament », ou construire progressivement « je suis quelqu’un qui s’entraîne, qui marche, qui sait organiser ses repas, qui prend soin de sa santé ». Le consensus européen 2026 souligne d’ailleurs que ces traitements peuvent modifier non seulement l’alimentation, mais aussi certains aspects psychologiques, identitaires et relationnels, ce qui justifie parfois un soutien adapté.

Ce qu’il faut retenir

Oui, la reprise est fréquente. Les études sur le sémaglutide et le tirzépatide montrent une reprise substantielle après arrêt.

Non, cela ne signifie pas que 100 % du poids sera repris. La trajectoire varie, et la méta-analyse 2026 estime en moyenne environ 60 % de reprise à un an.

Non, le problème ne se résume pas à la volonté. La régulation biologique du poids change lors de la perte pondérale et quand l’effet du médicament disparaît.

Oui, le mode de vie reste essentiel. Entraînement, activité, nutrition et suivi font partie d’une stratégie complète.

Mais ces habitudes ne garantissent pas que le médicament ne sera plus nécessaire. Chez certaines personnes, une pharmacothérapie au long cours peut faire partie de la prise en charge.

La question n’est donc pas « comment arrêter mon médicament sans jamais reprendre un gramme ? », mais « quel système dois-je construire pour conserver le maximum de bénéfices, avec la stratégie médicale la plus adaptée à ma situation ? »

C’est une question beaucoup plus réaliste. Et beaucoup plus utile.

Réserver mon bilan A.WAY : construisons ensemble votre système de maintenance.

Cet article a une visée informative. Il ne constitue ni un conseil médical, ni une recommandation de traitement, et ne remplace pas l’avis de votre médecin.

Sources scientifiques principales

Wilding J.P.H. et al. Diabetes, Obesity and Metabolism, 2022, extension de STEP 1. Un an après l’arrêt du sémaglutide 2,4 mg, les participants avaient repris environ deux tiers du poids précédemment perdu.

Aronne L.J. et al. JAMA, 2024, SURMOUNT-4. Après 36 semaines de tirzépatide, les participants passés au placebo ont repris environ 14 % de leur poids pendant les 52 semaines suivantes.

Budini B. et al. EClinicalMedicine, 2026. Revue systématique de 48 études : environ 60 % du poids perdu était repris un an après l’arrêt des agonistes GLP-1.

Dobbie L.J. et al. The Lancet Diabetes & Endocrinology, 2026, consensus EASO, EFAD et ECPO. Nutrition, exercice de résistance, fonction, aspects psychologiques et décision partagée concernant la poursuite, la diminution ou l’arrêt.

Scientific Reports (2026). Méta-analyse de 11 essais randomisés : l’exercice était associé à environ 2,8 kg de reprise de poids en moins pendant la maintenance.

Organisation mondiale de la Santé, décembre 2025. L’obésité est considérée comme une maladie chronique récidivante, avec une recommandation conditionnelle en faveur de l’utilisation au long cours de GLP-1 chez certains adultes, associée à alimentation, activité physique et accompagnement.

Partager in f

Questions fréquentes

Reprend-on forcément du poids après l'arrêt de Wegovy ?

La reprise est fréquente mais varie selon les personnes. Dans l'extension de STEP 1, les participants ont repris en moyenne environ deux tiers du poids précédemment perdu au cours de l'année suivant l'arrêt du sémaglutide.

Combien de poids reprend-on après l'arrêt d'un GLP-1 ?

Une méta-analyse de 2026 estime qu'environ 60 % du poids perdu est repris en moyenne à un an après l'arrêt. Il s'agit d'une moyenne issue d'essais, pas d'une prédiction individuelle.

Que se passe-t-il après l'arrêt de Mounjaro ?

Dans SURMOUNT-4, les participants passés du tirzépatide au placebo ont repris en moyenne environ 14 % de leur poids pendant les 52 semaines suivantes, tandis que ceux poursuivant le traitement continuaient à perdre du poids.

Peut-on éviter complètement la reprise grâce au sport ?

Aucune stratégie ne garantit une absence totale de reprise. Une méta-analyse de 2026 sur l'exercice après perte de poids retrouve néanmoins environ 2,8 kg de reprise en moins dans les groupes exercice par rapport aux contrôles.

Faut-il arrêter Wegovy progressivement ?

Il n'existe pas actuellement de protocole universel suffisamment validé permettant d'affirmer qu'une diminution progressive évite la reprise de poids. Toute modification de posologie doit être discutée avec le professionnel médical qui suit le traitement.

Peut-on prendre un GLP-1 sur le long terme ?

L'OMS considère désormais ces traitements comme pouvant être utilisés au long cours chez certains adultes vivant avec une obésité, tout en soulignant que les connaissances sur leur utilisation très prolongée et leur arrêt continuent d'évoluer.

Que faut-il faire avant d'arrêter Wegovy ou Mounjaro ?

La décision d'arrêt relève du médecin. Sur le plan du mode de vie, il est essentiel d'avoir déjà construit avant l'arrêt une alimentation structurée, un programme de renforcement, une activité quotidienne et un système de suivi.

Que faire si mon poids remonte après l'arrêt ?

Analysez rapidement la tendance avec les professionnels qui vous accompagnent : faim, alimentation, activité, sommeil, entraînement, évolution du poids. Une reprise importante ou persistante mérite aussi une réévaluation médicale.

A.WAY · Quetigny, près de Dijon

Vous n'avez pas besoin de plus de motivation. Vous avez besoin d'un cadre.

Lors d'un premier bilan offert, on fait le point sur votre objectif, vos contraintes et votre mode de vie, pour construire un accompagnement que vous pourrez vraiment tenir dans le temps.

Andy Poiron, fondateur et coach d'A.WAY à Quetigny
Écrit par

Andy Poiron

Fondateur et coach, A.WAY Quetigny

Andy a fondé A.WAY à Quetigny en 2012, le plus ancien studio de coaching de la métropole dijonnaise. Coach sport et nutrition, il accompagne particuliers, sportifs et dirigeants vers une transformation durable, autour de quatre piliers : entraînement, nutrition, sommeil et gestion du stress.

Voir l'équipe et l'approche A.WAY →
Les recettes de Sophie

Des recettes rassasiantes, sans se priver

Du volume, des protéines, et de quoi finir le repas sans avoir encore faim.

Voir toutes les recettes →
Diagnostic A.WAY

Par où commencer, dans votre cas ?

Deux minutes de questions sur votre situation, votre niveau et vos contraintes. Vous repartez avec les trois leviers à travailler en premier, et ce que ça donne concrètement au studio.

Faire le diagnostic gratuit