Quel entraînement faire lorsqu'on prend un GLP-1 ? Musculation, cardio et programme
Musculation, cardio, marche : quel entraînement faire avec Wegovy, Mounjaro ou un GLP-1 ? Découvrez comment préserver muscle et condition physique.
Vous prenez Wegovy, Mounjaro ou un autre traitement de cette famille. Votre appétit diminue, la balance descend, votre tour de taille évolue. Et une question arrive vite : quel sport faut-il maintenant faire pour accompagner correctement cette perte de poids ?
Faut-il surtout marcher ? Faire du cardio pour perdre encore davantage ? Commencer la musculation ? Faire du HIIT ? S’entraîner avant ou après son injection ? Et surtout : comment éviter de devenir simplement plus léger, mais aussi plus faible ?
Les données récentes permettent aujourd’hui de dégager une stratégie assez claire. Pour la majorité des personnes médicalement aptes à faire de l’exercice, l’objectif n’est pas de rechercher la dépense calorique maximale. La priorité devient de préserver ou développer la force et le muscle, tout en améliorant la condition cardiovasculaire et le niveau d’activité quotidien.
Autrement dit : musculation, cardio, mouvement quotidien.
Le cadre, avant tout le reste
A.WAY ne prescrit pas de médicament, ne choisit pas la dose, ne recommande pas l’arrêt d’un traitement et ne remplace pas votre médecin. Cet article traite uniquement de l’entraînement et des habitudes, dans notre champ de compétence.
Cet article fait partie d’une série. Pour une vue d’ensemble, voyez notre article sur les GLP-1, le sport et la nutrition. Pour les données précises sur la masse maigre, voyez perd-on vraiment du muscle avec Wegovy ou Mounjaro ?
En résumé
Perdre du poids ne suffit pas. Deux personnes peuvent passer de 105 à 88 kg et n’avoir absolument pas construit le même corps.
La stratégie la plus cohérente repose sur trois couches : 2 à 3 séances de renforcement musculaire (la priorité), 2 à 4 périodes d’activité cardiovasculaire adaptées au niveau, et du mouvement quotidien.
Une méta-analyse de 2026 montre que la proportion de masse maigre perdue descend à environ 17,5 % quand du renforcement est intégré, contre environ 26 % sans. Une revue de 2026 décrit d’ailleurs l’entraînement en résistance comme la stratégie d’exercice principale pour préserver masse maigre et fonction musculaire pendant ces traitements.
Et un principe qui compte autant que le programme lui-même : ne cherchez pas à compenser le traitement par toujours plus de cardio. La vitesse maximale de perte de poids n’est pas la qualité maximale de transformation.
Perdre du poids ne suffit pas
Imaginez deux personnes qui commencent à 105 kg et pèsent 88 kg six mois plus tard. Sur la balance, résultat identique : −17 kg.
La première a simplement mangé beaucoup moins. Elle ne fait pas de musculation, bouge peu, a fortement diminué ses protéines, a perdu de la force et reste facilement essoufflée.
La seconde fait deux à trois séances de renforcement, marche régulièrement, travaille son cardio, maintient un apport nutritionnel adapté, conserve sa force et améliore progressivement ses performances.
Les deux ont perdu 17 kg. Mais elles n’ont pas construit le même corps. C’est pourquoi nous préférons parler de qualité de la perte de poids : l’objectif n’est pas seulement de peser moins, mais de perdre principalement de la graisse en conservant le maximum de muscle, de force, d’endurance, d’autonomie et de capacités.
Pourquoi l’entraînement devient déterminant
Une perte de poids importante s’accompagne généralement d’une certaine diminution de masse maigre. Cela se produit avec les traitements incrétiniques, mais aussi lors d’une perte de poids obtenue uniquement par l’alimentation.
Une méta-analyse publiée en 2026, regroupant 20 essais randomisés et 15 782 participants, a estimé que la masse maigre pouvait représenter environ 25 à 35 % de la perte totale selon la molécule. Les interventions de mode de vie sans médicament présentaient une proportion comparable, autour de 26 %.
En revanche, lorsque du renforcement musculaire était intégré, la proportion descendait à environ 17,5 %.
Cela ne garantit pas la conservation de chaque gramme de muscle. Mais le signal est clair : le renforcement fait partie des meilleures stratégies dont nous disposons pour préserver les tissus maigres pendant une perte de poids.
Priorité 1 : le renforcement musculaire
Si nous devions choisir une seule forme d’entraînement à ajouter pendant une perte de poids importante, la musculation serait en tête. Une revue publiée en 2026, consacrée à la qualité de la perte de poids sous GLP-1, décrit l’entraînement en résistance comme la stratégie d’exercice principale pour préserver masse maigre et fonction musculaire.
Pourquoi ? Parce qu’un muscle a besoin d’une raison de rester. En déficit énergétique, votre organisme reçoit le message « nous disposons de moins d’énergie qu’avant ». Le renforcement lui envoie simultanément un autre signal : « ces muscles sont encore nécessaires ». C’est une simplification physiologique, mais elle rend l’idée essentielle.
Combien de séances ?
Il n’existe pas de nombre magique spécifique aux personnes sous traitement. Les recommandations de l’OMS préconisent du renforcement des principaux groupes musculaires au moins deux jours par semaine.
En pratique, pendant une perte de poids, 2 à 3 séances par semaine constituent une base particulièrement intéressante. Cela suffit pour travailler régulièrement jambes, fessiers, dos, poitrine, épaules, bras et tronc, et cela reste compatible avec une vraie vie professionnelle et familiale.
Faut-il aller en salle ?
Non. Le muscle ne sait pas si vous utilisez une machine, une barre, un haltère, un kettlebell, un élastique ou votre poids de corps : il répond à la contrainte mécanique imposée.
Mais il y a une condition : la difficulté doit être suffisante. Trente mouvements très faciles sans progression n’auront pas le même effet qu’un entraînement structuré. Un programme doit donc progressivement agir sur la résistance, les répétitions, les séries, la technique, l’amplitude et la difficulté.
Six familles de mouvements suffisent
Pas besoin d’une liste de 25 exercices. Un bon programme se construit autour de grandes familles :
- Squat : goblet squat, squat kettlebell, box squat, presse à jambes. Cuisses, fessiers et capacité à se relever.
- Charnière de hanche : soulevé de terre adapté, Romanian deadlift, hip thrust, kettlebell deadlift. La chaîne postérieure.
- Tirer : rowing, tirage poulie, tirage élastique, TRX. Dos, bras et muscles posturaux.
- Pousser : développé haltères, pompes adaptées, machine, développé vertical selon le profil.
- Porter : farmer carry, suitcase carry, transport de sandbag. Une qualité très fonctionnelle.
- Stabiliser : gainage, anti-rotation, contrôle du tronc. Pas 500 crunchs : un tronc capable de transmettre la force.
Une séance type pour un débutant : 8 à 10 minutes d’échauffement, puis 3 séries de 8 à 12 répétitions de goblet squat, 3 séries de rowing, 3 séries de soulevé de terre kettlebell, 3 séries de développé haltères, 3 passages de farmer carry et 2 à 3 séries de travail du tronc. Environ 40 à 55 minutes.
Ce n’est qu’un exemple : le programme doit être adapté au niveau, à l’âge, aux antécédents et à l’état de santé.
Faut-il s’entraîner lourd ?
« Musculation » ne signifie pas soulever le maximum possible. Le but est de créer un stimulus suffisant avec une bonne technique, une progression et une récupération adaptée.
Une personne débutante n’a aucune raison de chercher son maximum sur un squat. Mais elle doit progressivement sortir du stade où chaque série est si facile qu’elle pourrait continuer pendant des dizaines de répétitions. L’objectif est suffisamment difficile pour stimuler, sans devenir inutilement risqué ou épuisant.
Priorité 2 : conserver du cardio
Préserver son muscle est important. Mais nous ne voulons pas créer quelqu’un qui soulève correctement une charge et se retrouve essoufflé après deux étages.
L’OMS recommande chez l’adulte 150 à 300 minutes d’activité aérobie modérée par semaine, ou 75 à 150 minutes d’activité vigoureuse. C’est un objectif de santé publique, pas une obligation de commencer immédiatement à 300 minutes si vous étiez inactif : l’OMS recommande justement aux personnes peu actives de commencer par de petites quantités puis d’augmenter progressivement.
Choisissez le cardio que vous pouvez pratiquer régulièrement : marche rapide, vélo ou BikeErg, rameur, SkiErg, elliptique, natation, ou course quand le niveau et les articulations le permettent. Notre espace Hybrid Race permet d’utiliser différents ergomètres pour adapter le cardio à chaque niveau.
Faut-il faire uniquement de la zone 2 ?
Non. La fameuse zone 2 est intéressante, mais elle ne doit pas devenir une religion.
Pour beaucoup de pratiquants, il est utile d’avoir une base d’activité confortable permettant de travailler relativement longtemps : par exemple 30 à 45 minutes de marche rapide, de vélo ou d’ergomètre à une intensité où vous pouvez encore prononcer quelques phrases. Mais à mesure que votre condition progresse, des efforts plus soutenus ont aussi leur place.
L’objectif n’est pas « zone 2 contre HIIT ». Il est de construire une condition cardiovasculaire complète, un sujet que nous développons dans notre article sur la capacité aérobie.
Et le HIIT ?
Il n’existe pas de règle disant qu’un GLP-1 interdit le HIIT. Pour une personne déjà entraînée, médicalement apte et correctement alimentée, les entraînements intenses restent compatibles.
Mais il y a une différence entre « peut-on faire du HIIT ? » et « faut-il commencer par du HIIT ? ». Pour une personne très sédentaire, qui reprend après plusieurs années, perd rapidement du poids, mange très peu ou a régulièrement des nausées, enchaîner immédiatement des séances très intenses n’est pas la stratégie la plus raisonnable.
Construisons d’abord la régularité, la force, la capacité cardiovasculaire de base et la récupération. Puis ajoutons progressivement l’intensité.
Priorité 3 : marcher davantage
Le pilier le moins spectaculaire, et pourtant particulièrement important.
Imaginez : vous faites deux séances de musculation de 50 minutes par semaine. Excellent. Mais vous passez le reste de vos journées assis au travail, dans la voiture, sur le canapé. Deux heures d’entraînement hebdomadaire ne représentent qu’une fraction infime de votre semaine.
L’OMS rappelle que toute activité physique compte : marcher pour certains déplacements, faire une promenade, prendre les escaliers, sortir après le déjeuner, bouger régulièrement au travail, marcher le week-end.
Il n’existe pas de chiffre magique de pas applicable à tous. Si vous en faites 3 000 par jour, chercher progressivement à en faire davantage est déjà pertinent. Une variante intéressante existe d’ailleurs pour augmenter l’intensité sans passer à la course : le rucking, ou marche lestée.
Un programme hebdomadaire concret
Pour une personne médicalement autorisée à pratiquer une activité physique :
- Lundi : renforcement A, 45 à 60 minutes (squat, tirage, charnière de hanche, poussée, portés, tronc).
- Mardi : cardio facile, 30 à 45 minutes (marche rapide, vélo, BikeErg, rameur).
- Mercredi : activité légère, marche et récupération.
- Jeudi : renforcement B, 45 à 60 minutes, variantes des mêmes familles de mouvements.
- Vendredi : cardio, 20 à 40 minutes selon le niveau.
- Samedi : activité plaisir (randonnée, vélo, séance collective, Hybrid Race adaptée).
- Dimanche : récupération, marche légère ou repos.
Pour quelqu’un qui reprend complètement, ce programme serait excessif. Commencez beaucoup plus simplement : une séance de renforcement encadrée de 30 à 40 minutes le mardi, 20 à 30 minutes de marche rapide le jeudi, une seconde séance de renforcement le samedi, et un peu plus de marche que d’habitude les autres jours. C’est déjà une excellente première étape.
Une progression sur 12 semaines
Semaines 1 à 4, construire l’habitude : 2 séances de renforcement, 2 marches de 20 à 30 minutes, davantage de mouvement quotidien. Objectif : la régularité.
Semaines 5 à 8, augmenter progressivement : 2 à 3 séances de renforcement, 2 activités cardiovasculaires, progression des charges, marche quotidienne plus importante. Objectif : développer les capacités.
Semaines 9 à 12, consolider : 3 séances de renforcement selon le profil, cardio modéré, éventuellement une séance avec intervalles, suivi des performances. Objectif : devenir réellement plus en forme pendant que le poids diminue.
Le piège : compenser le traitement par plus de cardio
Une idée peut apparaître : « le médicament me fait moins manger, si je fais beaucoup de cardio en plus, je vais perdre encore plus vite. »
C’est précisément le raisonnement à éviter. Une perte de poids extrêmement rapide n’est pas une meilleure transformation. Si vous combinez diminution massive des apports, cardio quotidien très important, aucune musculation et faible apport protéique, vous créez un contexte moins favorable à la conservation de masse maigre et à la récupération.
Les revues récentes recommandent au contraire une approche combinant renforcement, activité aérobie et stratégie nutritionnelle adaptée. Le but n’est pas de brûler le maximum, mais de construire le meilleur corps possible pendant la perte de poids.
Les autres erreurs fréquentes
Attendre d’avoir fini sa perte de poids pour commencer la musculation. C’est probablement le plus mauvais raisonnement. La période de perte de poids est précisément celle où l’on veut envoyer au corps le signal de conserver ses capacités musculaires. Le renforcement ne devrait pas être une phase 2 : il fait partie de la perte de poids elle-même.
Faire uniquement du cardio. Excellent pour le système cardiovasculaire, mais il ne remplace pas le signal spécifique du renforcement.
Vouloir battre des records alors qu’on mange beaucoup moins. Si votre disponibilité énergétique change fortement, votre récupération change aussi. Une programmation intelligente tient compte de votre énergie, de vos symptômes, de votre sommeil et de votre perte de poids.
Vouloir tout augmenter en même temps. Traitement, cinq séances, 12 000 pas, gros déficit, HIIT et musculation d’un coup : trois semaines plus tard, vous êtes épuisé. Construisez par étapes. Le but est que le programme soit encore réalisable dans six mois.
Confondre fatigue et efficacité. Une séance n’est pas efficace parce que vous finissez au sol. Elle est efficace si elle crée le bon stimulus et permet ensuite de récupérer et de recommencer.
Les questions pratiques
Faut-il s’entraîner le jour de l’injection ?
C’est une question très fréquente, et il n’existe pas de règle scientifique universelle imposant de faire ou d’éviter son entraînement ce jour-là. Le traitement est hebdomadaire, mais la tolérance varie énormément : certaines personnes ne ressentent presque rien, d’autres décrivent davantage de nausées, de fatigue ou d’inconfort digestif autour de l’injection ou après une augmentation de dose.
La stratégie logique consiste à observer votre tolérance individuelle. Si un certain jour est régulièrement plus difficile, organisez une séance plus légère ou un jour de récupération à ce moment-là. Il n’existe aucun bénéfice démontré à forcer une séance difficile quand vous êtes nauséeux ou déshydraté.
Les effets digestifs changent parfois l’entraînement
Les effets indésirables gastro-intestinaux font partie des plus fréquemment rapportés. Pour Wegovy, l’Agence européenne des médicaments cite notamment nausées, vomissements, diarrhées, constipation et douleurs abdominales. Ils sont également fréquents avec Mounjaro.
Ce point compte pour l’entraînement, car vomissements, diarrhées et faible consommation alimentaire peuvent favoriser la déshydratation. La notice européenne de Wegovy attire explicitement l’attention sur ce risque et recommande de maintenir un apport hydrique suffisant.
En cas de nausées importantes, de vomissements, de diarrhées, de faiblesse inhabituelle, de difficultés à s’alimenter ou de signes de déshydratation, mieux vaut réduire l’intensité. Cela ne signifie pas « GLP-1 égale interdiction de faire du sport », mais simplement que le programme doit s’adapter à l’état réel de la personne. Une séance peut être déplacée, un entraînement intensif peut devenir une marche, une charge peut être réduite. L’objectif est le long terme.
Attention particulière en cas de diabète
Cette partie est importante. Le risque d’hypoglycémie avec Wegovy ou Mounjaro seuls n’est pas le même que lorsque ces traitements sont associés à certains autres antidiabétiques.
L’EMA signale une augmentation du risque d’hypoglycémie en association avec l’insuline ou certains sulfamides hypoglycémiants. Pour Mounjaro, une adaptation de ces traitements peut être envisagée par le médecin, et une autosurveillance glycémique peut être nécessaire.
L’exercice physique pouvant lui-même modifier la glycémie, une personne diabétique utilisant plusieurs traitements ne devrait pas improviser seule son protocole autour des entraînements. Médecin, traitement, nutrition et entraînement doivent être coordonnés.
Faut-il manger avant l’entraînement ?
Il n’existe pas de réponse universelle : cela dépend du moment de la journée, de la durée et de l’intensité de la séance, de votre tolérance digestive, de votre alimentation globale et de vos éventuelles pathologies.
Mais un problème devient fréquent avec ces traitements : l’absence de faim ne signifie pas l’absence de besoins. Une personne peut arriver à une séance en ayant consommé très peu d’énergie et de protéines depuis la veille simplement parce qu’elle n’a plus faim.
Répéter systématiquement « très peu manger, s’entraîner, perdre du poids rapidement » n’est probablement pas la meilleure stratégie pour préserver ses performances et sa masse musculaire. Le renforcement fournit le stimulus, les protéines fournissent les matériaux : les recommandations expertes de 2025 insistent donc sur l’association apport protéique adapté, entraînement de résistance et activité aérobie. Certaines évoquent des apports supérieurs à 1,2 g par kilo et par jour dans certaines situations, mais ce n’est pas une prescription universelle. Tout le sujet est traité dans notre article sur les protéines sous GLP-1.
Ne jugez pas votre programme avec la seule balance
Imaginez : vous commencez la musculation, et pendant un mois votre poids baisse de 3 kg au lieu des 4 espérés. Vous pourriez conclure que la musculation ralentit vos résultats.
Mais si simultanément votre tour de taille diminue, votre force augmente, votre masse grasse baisse et vos capacités s’améliorent, la transformation est probablement excellente. Une méta-analyse récente a justement montré que l’ajout du renforcement pouvait améliorer la préservation de masse non grasse et la force sans provoquer de diminution supplémentaire importante du poids total.
La balance ne mesure pas la qualité de votre transformation. Suivez plutôt sept choses : le poids pour la tendance, le tour de taille, la composition corporelle quand la mesure est fiable, la force, la condition cardiovasculaire, l’énergie et le niveau d’activité.
Attention d’ailleurs aux balances à impédancemétrie : elles ne mesurent pas directement chaque kilogramme de muscle, et l’hydratation influence fortement les résultats. Sous GLP-1, la baisse des apports, la baisse des glucides, les vomissements, les diarrhées et une hydratation insuffisante modifient rapidement l’eau corporelle. Si votre balance indique soudain « −2 kg de muscle en une semaine », ne concluez pas que vous avez détruit deux kilos de tissu musculaire : regardez la tendance, votre force, vos mensurations et vos conditions de mesure.
Après 50 ou 60 ans, la priorité musculaire monte encore
Avec l’avancée en âge, nous cherchons particulièrement à conserver force, masse musculaire, puissance, équilibre et autonomie. Une personne plus âgée qui perd beaucoup de poids tout en restant totalement sédentaire a d’autant plus intérêt à surveiller ses capacités physiques.
Les recommandations de l’OMS ajoutent d’ailleurs, chez les personnes âgées, du travail multicomposant associant équilibre, force et activité fonctionnelle.
L’objectif n’est plus seulement « quelle taille de pantalon vais-je porter ? », mais « que serai-je encore capable de faire dans dix ou vingt ans ? ». C’est ce que nous détaillons sur notre page consacrée à la remise en forme après 40 ans.
Le médicament ne réalise pas l’entraînement à votre place
C’est peut-être la phrase la plus importante de cet article.
Un GLP-1 peut modifier la faim, la satiété, la prise alimentaire, le poids et différents paramètres métaboliques. Mais il ne peut pas apprendre à votre corps à soulever, courir, porter, ramer, monter des escaliers, maintenir son équilibre ou produire de la force. Ces adaptations nécessitent de les entraîner.
C’est pourquoi les recommandations médicales associent traitement et activité physique. En France, la HAS rappelle explicitement que les mesures diététiques et l’activité physique doivent être poursuivies et encouragées lorsqu’un traitement médicamenteux de l’obésité est instauré. Les autorisations européennes positionnent elles aussi ces traitements en complément d’une alimentation adaptée et d’une augmentation de l’activité physique.
Cela corrige une croyance : « maintenant que j’ai le médicament, le sport ne sert plus à perdre du poids ». La fonction du sport est bien plus large que la dépense calorique. Il sert à construire du muscle, de la force, un meilleur cardio, de l’autonomie, une meilleure capacité de travail et des compétences physiques.
Cette distinction est essentielle à l’ère de ces traitements. Pendant longtemps, beaucoup de personnes faisaient du sport principalement pour « brûler leur repas ». Nous avons aujourd’hui l’occasion de changer complètement le discours : vous vous entraînez pour construire le corps que vous souhaitez conserver après la perte de poids.
Le rôle d’A.WAY à Dijon
Oui, vous pouvez vous entraîner chez nous sous traitement, lorsque votre état de santé le permet. Mais les rôles restent parfaitement clairs : nous ne prescrivons pas de médicament, ne choisissons pas la dose, ne recommandons pas l’arrêt d’un traitement et ne remplaçons pas votre médecin.
Notre rôle concerne l’évaluation de votre niveau physique, la programmation de l’entraînement, le renforcement musculaire, le développement du cardio, la progression, le suivi des performances, la nutrition dans notre champ de compétence, les habitudes et la récupération.
Le studio est situé au 2 rue de la Broche, 21800 Quetigny, à environ 10 à 15 minutes du centre de Dijon, avec un espace force, une zone Hybrid Race, des ergomètres, du coaching individuel, du coaching de groupe et un accompagnement sport et nutrition.
Notre démarche commence par un bilan pour déterminer votre point de départ, votre niveau, votre composition corporelle, vos contraintes, votre expérience et votre objectif. Parce qu’une personne de 58 ans qui reprend le sport n’a pas besoin du même programme qu’un sportif de 35 ans qui pratique déjà quatre entraînements par semaine. Notre page sur la perte de poids à Dijon détaille cette approche.
La question à poser à votre coach
Ne demandez pas simplement « combien de calories ai-je brûlées aujourd’hui ? ». Demandez plutôt : « est-ce que mon programme m’aide à conserver ma force et mes capacités pendant que je perds du poids ? »
C’est une question beaucoup plus intéressante.
En résumé
Si votre situation médicale permet l’exercice, la stratégie la plus cohérente repose sur quatre éléments : le renforcement musculaire en priorité majeure (souvent au moins deux séances hebdomadaires), une activité cardiovasculaire adaptée, du mouvement quotidien, et de la progressivité en fonction de votre niveau, de votre récupération, de votre apport alimentaire, de vos symptômes et de votre état de santé.
Les recherches récentes convergent vers une idée simple : le meilleur accompagnement ne repose pas sur le médicament seul, mais sur médicament, nutrition adaptée et exercice structuré.
Le programme que nous ne voulons pas : manger le moins possible, faire le plus de cardio possible, regarder uniquement la balance.
Le programme que nous voulons : perdre principalement de la graisse, préserver son muscle, développer sa force, améliorer son cardio et créer des habitudes durables.
Parce qu’à la fin du traitement ou plusieurs années plus tard, la question ne sera pas seulement « combien de kilos avez-vous perdus ? ». Elle sera « qu’êtes-vous désormais capable de faire avec votre nouveau corps ? »
Et si un arrêt est envisagé un jour, tout se prépare avant : voyez notre article sur la reprise de poids après l’arrêt.
Réserver mon bilan A.WAY : faisons le point sur votre niveau, votre composition corporelle et votre programme d’entraînement.
Cet article a une visée informative. Il ne constitue ni un conseil médical, ni une recommandation de traitement, et ne remplace pas l’avis de votre médecin.
Sources scientifiques principales
Eisa N., Barood O. (2026). Diabetes, Obesity and Metabolism. Méta-analyse de 20 essais randomisés et 15 782 participants. La proportion de perte de masse maigre était comparable entre traitements incrétiniques et interventions de mode de vie, mais plus faible lorsque du renforcement musculaire était intégré.
Sargeant et al. (2024). Obesity Reviews. Stratégies permettant de limiter la perte musculaire sous médicaments incrétiniques : importance du renforcement et d’un apport nutritionnel adapté.
Consensus multidisciplinaire (2025). Optimisation des traitements GLP-1 : association d’activité aérobie, d’entraînement de résistance et d’une stratégie nutritionnelle pour préserver masse maigre et capacité fonctionnelle.
Revue (2026). Lean Mass and Musculoskeletal Preservation in GLP-1-Based Obesity Treatment. En faveur d’une approche associant nutrition, renforcement structuré et suivi de la fonction musculaire.
Organisation mondiale de la Santé. Guidelines on Physical Activity and Sedentary Behaviour. 150 à 300 minutes d’activité modérée ou équivalent, et renforcement des principaux groupes musculaires au moins deux jours par semaine chez l’adulte.
Haute Autorité de Santé (2026). Les mesures diététiques et d’activité physique doivent être poursuivies et encouragées lorsqu’un traitement médicamenteux de l’obésité est instauré.
Agence européenne des médicaments. Informations réglementaires sur Wegovy et Mounjaro : indications, effets indésirables, hypoglycémie et déshydratation.
Questions fréquentes
Peut-on faire du sport avec Wegovy ?
Oui dans de nombreuses situations, si votre état de santé le permet. Wegovy est d'ailleurs indiqué en complément d'une alimentation réduite en calories et d'une augmentation de l'activité physique.
Peut-on faire de la musculation avec Mounjaro ?
Oui lorsque l'activité physique est médicalement appropriée. Le renforcement est particulièrement intéressant pendant une perte de poids car il contribue à préserver masse maigre, force et fonction.
Combien de séances de musculation par semaine sous GLP-1 ?
Il n'existe pas de recommandation spécifique aux GLP-1. Les recommandations générales de l'OMS préconisent au moins deux jours de renforcement musculaire par semaine chez l'adulte. Deux à trois séances constituent souvent une base pertinente en période de perte de poids.
Faut-il faire plus de cardio pour perdre plus vite ?
Pas nécessairement. Le but devrait être d'améliorer la composition corporelle et les capacités physiques, pas uniquement d'accélérer la baisse de la balance. Combiner déficit important, cardio quotidien et absence de renforcement crée un contexte moins favorable à la conservation du muscle.
Peut-on faire du HIIT sous Wegovy ou Mounjaro ?
Il n'existe pas d'interdiction générale liée au médicament lui-même. La pertinence du HIIT dépend du niveau, de l'état de santé, de la récupération et de la tolérance au traitement.
Faut-il s'entraîner le jour de l'injection ?
Il n'existe actuellement pas de règle imposant ou interdisant un jour particulier. Adaptez votre programmation à votre tolérance individuelle, et discutez des symptômes importants avec votre professionnel de santé.
Que faire si j'ai des nausées avant ma séance ?
Une séance difficile peut être réduite ou reportée. Les nausées, vomissements et diarrhées font partie des effets indésirables fréquents et peuvent favoriser la déshydratation. Il n'existe aucun bénéfice démontré à forcer une séance dans cet état.
Dois-je surveiller ma glycémie pendant le sport ?
Pour certaines personnes diabétiques utilisant notamment de l'insuline ou certains sulfamides en complément du traitement, le risque d'hypoglycémie nécessite une attention particulière. La stratégie doit être définie avec le professionnel de santé qui vous suit.
Où trouver un coach pour s'entraîner sous GLP-1 près de Dijon ?
A.WAY est un studio de coaching sportif et nutrition situé au 2 rue de la Broche à Quetigny, à 10 à 15 minutes environ de Dijon centre. L'équipe propose coaching individuel, groupes, renforcement, cardio, Hybrid Race et accompagnement nutritionnel.
Vous n'avez pas besoin de plus de motivation. Vous avez besoin d'un cadre.
Lors d'un premier bilan offert, on fait le point sur votre objectif, vos contraintes et votre mode de vie, pour construire un accompagnement que vous pourrez vraiment tenir dans le temps.
Par où commencer, dans votre cas ?
Deux minutes de questions sur votre situation, votre niveau et vos contraintes. Vous repartez avec les trois leviers à travailler en premier, et ce que ça donne concrètement au studio.
Faire le diagnostic gratuitGratuit, sans engagement. Vous recevez votre résultat par email.